samedi 9 juin 2018

Sorties comics de mai

Le Free Comic Book Day s'implante de plus en plus en France, et si Panini a décliné cette année suite à des petits problèmes lors de la précédente édition, les autres éditeurs s'y sont tous mis, y compris les plus petits. Ne seront répertoriés ici que ceux qui présentent des récits inédits et exclusifs. Pour le reste, le mois de mai a été chargé, avec notamment l'arrivée impromptue, mais bien agréable, de Casterman. L'éditeur se remet doucement aux comics, lui qui n'a pratiqué le medium qu'à doses homéopathiques jusqu'ici. Et le fait est qu'il n'a pas choisi le pire pour se remettre dans le bain ! Quelques sorties ont été décalées à juin, ce qui laissera aux porte-monnaie le temps de souffler un tout petit peu, mais même en l'état, il y a de quoi faire.

LE COMICS (indé) DU MOIS (de mai)
MECH ACADEMY (tome 1, éditions Casterman)
scénario : Greg PAK (Incredible Hulk, Herc)
dessin : Takeshi MIYAZAWA (Ms. Marvel, Robotech : Invasion)
genre : science-fiction
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Mech Cadet Yu 1 à 4)

Tous les quatre ans, les Robo Mechs viennent sur Terre par groupes de trois pour aider la Sky Corps Academy dans leur guerre larvée contre les Sharg. Ils se lient avec les cadets lors d'une cérémonie qui, cette fois-ci, a mal tourné : l'un des trois robots géants s'est égaré et a choisi pour partenaire Stanford Yu, simple homme de ménage. Les règles sont les règles : le jeune homme intégre les rangs de l'académie et s'entraine sous la houlette d'un gradé qui ne le porte pas vraiment dans son coeur.
Grandement inspirée par les légendaires séries de mangas des années quatre-vingt, qui mettaient en scène des mechas, la série de Greg Pak est véritablement réjouissante. Elle reprend, volontairement sans doute, tous les poncifs du genre, mais elle délivre une bonne humeur communicative, dans la lignée de Macross par exemple. Et même si cette arche narrative d'introduction ne comporte que quatre épisodes, le récit est suffisamment dense pour faire avancer, parfois un peu trop vite, les relations entre les personnages.
Et puis bien entendu, le dessin de Takeshi Miyazawa fonctionne à merveille sur ce récit. L'artiste canadien a une sensibilité artistique clairement japonisante, qui trouve forcément le moyen de s'exprimer dans cet univers. A la fois mignon et détaillé, nerveux sans exagération, son style graphique ne peut que plaire. De fait, pour son grand retour aux comics, Casterman a fait le bon choix ! Et si l'on en croit les prévisions de sorties, la suite du programme semble elle aussi bien alléchante.


 

DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
LEGENDERRY RED SONJA (tome 1, éditions Graph Zeppelin)
scénario : Mark ANDREYKO (Case Files : Sam & Twitch, Ferryman)
dessin : Ana MURILLO (Damsels) et Juanan RAMIREZ (Smiley the Psychotic Button)
genre : steampunk
édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Legenderry Red Sonja 1 à 5)

Tentant de sauver le docteur Woychek des morts-vivants qui l'ont enlevé, Red Sonja se retrouve face à face avec Elizabeth, l'épouse de Victor von Frankenstein, qui la supplie de l'aider à arrêter son époux devenu fou. Hélas, le duo doit non seulement affronter les monstres du scientifique, mais aussi le capitaine Nemo et son fabuleux submersible. L'idée de Mark Andreyko était sans doute de mêler l'univers de la piraterie, représenté par cette vision steampunk de l'héroïne, aux grandes figures de la littérature du XIXe siècle. Le résultat est non seulement ridicule mais aussi truffé d'incohérences, et le dessin d'Aneke manque de régularité.

(0,5/5)

SNORGLEUX COMICS (éditions Snorgleux)
scénario : Joe PRUETT (Kilroy Is Here, Wolverine)
dessin : Szymon KUDRANSKI (Spawn, Green Arrow)
genre : horreur
édité chez AFTERSHOCK COMICS aux USA (contient l'histoire de Black-Eyed Kids contenue dans Aftershock Genesis OS*)

Lorsque la jeune Michelle a rejoint les rangs des enfants aux yeux noirs, son père s'est réfugié dans une cabane retirée au fond des bois. Il reçoit la visite d'un certain Ben Jones, qui se prétend perdu, mais il n'est clairement pas prêt à lui faire confiance. Et de toute évidence, il a bien raison. Parue dans le premier - et pour l'instant unique - numéro de l'anthologie Aftershock Genesis, l'histoire courte de Joe Pruett se suffit à elle-même, tout en donnant envie de découvrir la série. Les dessins de Szymon Kudranski, tout en noir et blanc, n'y sont pas pour rien. C'était en tout cas un bon choix de récit pour fêter le Free Comic Book Day. Au passage, l'ouvrage contient également une histoire courte du Elfquest du couple Pini, ainsi que les épisodes un des séries Jimmy's Bastards et Babyteeth.

(3,5/5)

TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES : MICRO-SERIE (éditions Hi Comics)
scénario : Brian LYNCH (Everybody's Dead, Monster Motors)
dessin : Ross CAMPBELL (Glory, the Abandoned)
genre : arts martiaux / science-fiction
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Teenage Mutant Ninja Turtles : Microseries 4)

Son maître, le rat Splinter, ayant été enlevé par le gang de l'homme-chat Hob, Leonardo cherche à retrouver sa trace mais tombe sur les ninjas du Foot Clan, et sur leur redoutable leader qui va rapidement, et semble-t-il sans effort, le terrasser. Quatrième épisode de la mini-série qui présente un à un les principaux héros de la célèbre franchise, cette histoire est celle qu'a choisi Hi Comics pour résumer les premiers tomes parus à l'époque chez Soleil, à l'occasion du Free Comic Book Day France. Ce n'était pas forcément l'option la plus évidente, mais la lecture n'est pas désagréable. Le dessin de Ross Campbell est malgré tout assez clivant.

(3/5)

The WALKING DEAD : NEGAN (éditions Delcourt)
scénario : Robert KIRKMAN (Invincible, the Astounding Wolf-Man)
dessin : Charlie ADLARD (Rock Bottom, the Establishment)
genre : horreur
édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient les récits de l'anthologie Image + 1 à 16)

Avant l'épidémie de morts-vivants, Negan était un professeur de sport désinvolte et un époux tout aussi peu impliqué. Le cancer diagnostiqué à son épouse change tout. Mais, alors que Lucille perd la bataille contre la maladie, son mari découvre l'horreur et la panique, et décide de se replier dans la solitude. Publié à l'origine sous forme sérielle dans le magazine Image +, le récit de Robert Kirkman permet d'en découvrir plus sur l'un des personnages secondaires les plus intéressants de sa saga. Néanmoins, les raccourcis sont nombreux et un peu faciles, et le dessin de Charlie Adlard n'est pas toujours à la hauteur.

(3/5)

STAR WARS AVENTURES (tome 1, éditions Delcourt)
scénario : Elsa CHARRETIER (Starfire), Pierrick COLINET (Infinite Loop), Cavan SCOTT (Doctor Who) et Landry Q. WALKER (Danger Club)
dessin : Derek CHARM (Jughead), Elsa CHARRETIER (the Unstoppable Wasp) et Jon SOMMARIVA (Gemini)
genre : science-fiction
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Star Wars Adventures 1 & 2 + Star Wars Adventures Ashcan*)

Sur la planète Jakku, Rey dépouille les carcasses de vaisseaux de leurs équipements encore fonctionnels, afin de les revendre à Unkar Plutt, en échange de nourriture. Mais le marchand véreux a été enlevé par les hommes du cruel Zool Zendiat, qui recherche un droïde bien spécifique. Destinée à fidéliser un lectorat plutôt jeune, la nouvelle série dérivée de la célèbre franchise cinématographique se montre relativement efficace. Cavan Scott et Landry Quinn Walker imaginent des aventures plausibles pour les héros de la nouvelle trilogie, et le graphisme cartoony est apte à plaire au plus grand nombre.

(3/5)

La DISCIPLINE (éditions Panini)
scénario : Peter MILLIGAN (Shade the Changing Man, X-Men)
dessin : Leandro FERNANDEZ (Northlanders, the Names)
genre : horreur / érotique
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient The Discipline 1 à 6)

Son mariage battant de l'aile, Melissa Peake se laisse tenter par le mystérieux Orlando, qui l'initie à la Discipline. Transformée en une créature redoutable, la jeune femme se retrouve plongée au coeur d'une guerre millénaire entre le Conseil qui dirige désormais sa vie, et les monstrueux Chasseurs. Surfant sur le succès des romans érotiques d'E.L. James, Peter Milligan imagine un univers mêlant sexe violent et surnaturel. Opportuniste, le résultat est surtout particulièrement brouillon, et les dessins de Leandro Fernandez n'ont ici rien de bien séduisant, loin s'en faut.

(1/5)

SKYBOURNE (éditions Delcourt)
scénario : Frank CHO (Liberty Meadows, Red Sonja)
genre : mythologie / espionnage
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Skybourne 1 à 5)

Après sa résurrection, Lazarre eut trois enfants. Grace, Thomas et Abraham Skybourne. La première est chargée par la Fondation Mountain Top de retrouver la légendaire épée Excalibur, mais ce faisant, elle se heurte à Merlin, qui la tue. Convaincu par le cardinal McSwiggin de reprendre du service, son frère ne semble pas à la hauteur de la tâche... Si le coup de crayon de Frank Cho est toujours aussi séduisant, sa nouvelle franchise à compte d'auteur, des années après ses derniers succès, n'est pas tout à fait aboutie : les personnages sont attachants et le sujet amène un récit nerveux, mais les retards de parution contraignent l'auteur à mettre de côté quelques subplots.

(3,5/5)

SPAWN (tome 16, éditions Delcourt)
scénario : Brian HABERLIN (Faster than Light) et David HINE (Bulletproof Coffin)
dessin : Brian HABERLIN (Stone), Lan MEDINA (District X) et Geirrod van DYKE (Anomaly 2)
genre : fantastique
édité chez TODD McFARLANE PRODUCTIONS, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Spawn 166 à 173 et 176 à 178 + un récit tiré d'Image Holiday Special*)

Au terme d'un combat anthologique, Al Simmons a reconstruit le monde et en a banni Dieu et Satan. Mais des imperfections se font jour dans cette utopie, fissures vite exploitées par le Violator, qui a échappé à la curée et reprend petit à petit des forces. La série nous avait habitué depuis quelques temps à une certaine grandiloquence un peu ridicule. C'est désormais une nouvelle équipe créative qui est en place, et qui va changer la donne. David Hine balaie toute trace de grosbillisation et pose les bases d'une intrigue glauque, parfaitement interprêtée par l'esthétique dérangeante de Brian Haberlin.

(3,5/5)

DESCENDER (tome 5, éditions Urban)
scénario : Jeff LEMIRE (Plutona, Gideon's Fall)
dessin : Dustin NGUYEN (Wildcats 3.0, Manifest Eternity)
genre : science-fiction
édité chez STUDIO 171, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Descender 22 à 26)

Arrivé sur Mata, Tim-22 dévoile son vrai visage et se débarrasse de Telsa avant de menacer la vie du docteur Quon. Pendant ce temps, Tim-21 tente d'empêcher Psius, le leader de la Resistance Robotique, de tuer son frère Andy. L'arrivée de la flotte de l'UGC change la donne. Même si elle s'étale plus que de raison, la série de Jeff Lemire repart sur de bonnes bases. L'auteur déclenche enfin les hostilités, et promet quelques révélations sptaculaires pour la prochaine arche narrative. Concernant la partie graphique, Dustin Nguyen est encore un peu fléchissant, mais certaines de ses planches sont magnifiques.

(3,5/5)

The FIX (tome 1, éditions Urban)
scénario : Nick SPENCER (Morning Glories, Thief of Thieves)
dessin : Steve LIEBER (Whiteout, Lady Justice)
genre : policier / humour
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient The Fix 1 à 4)

Officiers de police à Los Angeles, Roy et Mac vivent pourtant de petits larcins, qu'ils commettent principalement pour tenter de rembourser la dette qu'ils ont contractée auprès du cruel Josh. Devant leur incapacité chronique, ce dernier leur demande, leu impose, d'aider l'un de ses associés à franchir les portiques de l'aéroport. Comme souvent, Nick Spencer promet beaucoup grâce à un pitch savamment travaillé, mais en dépit de l'humour qu'il lui instille, sa nouvelle série est une véritable cacophonie de personnages et de subplots. Au dessin, Steve Lieber est efficace mais son trait est un peu froid.

(2,5/5)

HADRIAN's WALL (tome 2, éditions Glénat)
scénario : Kyle HIGGINS (Nightwing) et Alec SIEGEL (Batman Beyond 2.0)
dessin : Eduardo FERIGATO (1001 Arabian Nights) et Rod REIS (C.O.W.L.)
genre : science-fiction
édité chez OSSM COMICS, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Hadrian's Wall 5 à Cool

Alors que les rebelles de Theta, sous les ordres du commandant Willow, prennent possession du vaisseau Hadrian's Wall, Simon Moore continue tant bien que mal d'enquêter pour découvrir qui a tué le compagnon de son ex-femme. Mais plus le temps passe, et plus le manque de médicaments lui fait perdre la tête. Il est regrettable que la série de Kyle Higgins et Alec Siegel ait mis plus d'un an et demi avant de connaître sa conclusion en VF. L'intérêt s'est émoussé au fil du temps, et finalement, le lecteur se retrouve devant un thriller agréable mais peu imaginatif en dépit de son cadre. En outre, les illustrations de Rod Reis sont d'une qualité irrégulière.

(2,5/5)

SEVEN to ETERNITY (tome 2, éditions Urban)
scénario : Rick REMENDER (Tokyo Ghost, Low)
dessin : James HARREN (Rumble) et Jerome OPENA (Fear Agent)
genre : heroic-fantasy
édité chez GIANT GENERATOR, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Seven to Eternity 5 à 9)

Alors qu'ils continuent leur périple afin de libérer les peuples de l'emprise du Roi des Murmures, Adam Osidis et les chevaliers Mozak sont contraints de se réfugier dans un marécage maudit. La confiance s'amenuisent à mesure que les pertes s'enchaînent, jusqu'à ce que les chemins se séparent... La série de Rick Remender peine à trouver son rythme, l'auteur préférant s'étaler sur les avatars qui accablent chaque personnage, au risque de surjouer la carte du pathos. L'ambiance, pesante, n'est contrecarrée que par les dessins fourmillants de Jerome Opena, hélas remplacé sur une partie de l'arche narrative.

(2,5/5)

I KILL GIANTS (éditions Hi Comics)
scénario : Joe KELLY (Steampunk, M. Rex)
dessin : J.M. Ken NIIMURA (Umami, Henshin)
genre : fable
édité chez MAN of ACTION, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient I Kill Giants 1 à 7)

Alors qu'elle est encore en classe primaire, la jeune Barbara Thorson passe le plus clair de son temps libre à tuer des géants. Ces monstres imaginaires, de toutes sortes, représentent les nombreuses interrogations qu'elle se pose, en particulier sur la santé de plus en plus précaire de sa mère. Le joli conte moderne de Joe Kelly parle de l'imaginaire et des peurs infantiles, au travers d'une comédie douce-amère pas forcément aussi naïve que l'on pourrait le croire de prime abord. Le trait simple et dépouillé de J.M. Ken Niimura, inspiré par certains types de mangas, rend les dernières planches bouleversantes.

(4,5/5)

CANNIBAL (tome 1, éditions Glénat)
scénario : Brian BUCCELLATO (the Darkness) et Jennifer YOUNG (Sons of the Devil)
dessin : Matias BERGARA (Sons of Anarchy, Grimm Universe)
genre : thriller / horreur
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Cannibal 1 à 4)

En 1994, une tornade a libéré de leur sommeil des moustiques qui transportaient un virus pluricentenaire. Pour contrer l'épidémie, le gouvernement a développé un vaccin, mais ce dernier a un effet particulièrement indésirable : il pousse au cannibalisme ! La ville de Willow connait justement un premier cas d'anthropophagie. Le décor et les mentalités des Everglades sont le cadre idéal pour le thriller oppressant imaginé par Jennifer Young, et travaillé avec l'aide de Brian Buccellato. Sans temps mort, leur récit bénéficie en outre des illustrations nerveuses de Matias Bergara.

(3,5/5)

STREET FIGHTER II (tome 1, éditions Urban)
scénario : Ken SIU-CHONG (Darkminds, Echo)
dessin : Alvin LEE (Agent X), Mark LEE (Mü), Chris STEVENS, SVEN, Arnold TSANG (Darkstalkers) et Skottie YOUNG (I Hate Fairyland)
genre : arts martiaux
édité chez UDON ENTERTAINMENT aux USA (contient Street Fighter II 0 à 6)

Alors qu'un nouveau tournoi d'arts martiaux est organisé par Shadaloo, chacun se prépare de son côté, qu'il s'agisse de s'entraîner en vue des combats à venir ou de mettre un terme aux activités de Monsieur Bison. Mais ce dernier est plus puissant que jamais, et bien déterminé à récupérer Cammy. Plus ramassée que sa précédente saga, la mini-série de Ken Siu-Chong s'éparpille moins, et même si l'auteur essaie de donner une voix à chaque personnage de son immense casting, un fil conducteur se précise au fil des épisodes. En outre, le coeur de l'histoire est exclusivement dessiné par Alvin Lee, ce qui permet là encore de gagner en cohérence.

(3/5)

TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES (tome 2, éditions Hi Comics)
scénario : Bobby CURNOW, Kevin EASTMAN (Cage Hero) et Tom WALTZ (Silent Hill)
dessin : Ben BATES (Mega Man), Ross CAMPBELL (Wet Moon), Dan DUNCAN (Music Box), Kevin EASTMAN (Fistful of Blood), Mike HENDERSON (Nailbiter), Andy KUHN (Firebreather) et Mateus SANTOLOUCO (Fall of Cthulhu)
genre : arts martiaux / science-fiction
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Teenage Mutant Ninja Turtles 21 à 25)

Alors qu'il perd du terrain face aux clans rivaux, Shredder organise un vaste plan afin de mettre à genoux tous ses opposants. En premier lieu, il veut éliminer les Tortues Ninjas, et pour ce faire, il kidnappe Leonardo afin de lui faire subir un lavage de cerveau. Cela pousse le reste du quatuor à accepter des alliances contre nature. Sous la houlette de l'éditeur de la série, Bob Curnow, Kevin Eastman et Tom Waltz scénarisent une arche narrative deux fois plus longue qu'à l'accoutumée, la deuxième partie étant à paraître sous peu. Nerveuse et spectaculaire, la saga jouit des dessins très travaillés de son nouvel artiste attitré, Mateus Santolouco.

(3,5/5)

CINEMA PURGATORIO (tome 3, éditions Panini)
scénario : Max BROOKS (the Zombie Survival Guide), Garth ENNIS (the Boys), Christos GAGE (Absolution), Kieron GILLEN (Über) et Alan MOORE (Watchmen)
dessin : Gabriel ANDRADE (Ferals), Raulo CACERES (the Extinction Parade), Nahuel LOPEZ (Belladonna) et Kevin O'NEILL (the League of Extraordinary Gentlemen)
genre : fantastique / science-fiction
édité chez AVATAR PRESS aux USA (contient Cinema Purgatorio 9 à 12 (sauf le récit The Vast, tiré des épisodes 10 à 13))

Dans les salles délabrées du Cinema Purgatorio, de nouveaux films sont à l'affiche, tous plus étranges les uns que les autres. Ainsi en est-il des élucubrations de l'énigmatique Chauve-Souris comme de ce film pour enfants monté dans le désordre le plus total. Pour autant, rares sont les spectateurs à quitter la salle, du moins de leur plein gré. L'anthologie d'Alan Moore est bien souvent dérangeante. C'est une volonté de l'auteur, bien aidé en cela par le graphisme torturé de Kevin O'Neill, mais le verbiage, de ses histoires comme des autres récits qui composent chaque numéro, finit par rendre la lecture désagréable.

(2,5/5)

The WICKED + the DIVINE (tome 4, éditions Glénat)
scénario : Kieron GILLEN (Avengers, Darth Vader)
dessin : Jamie McKELVIE (Suburban Glamour, Phonogram)
genre : mythologie
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient The Wicked + the Divine 18 à 22)

Laura Wilson est peut-être morte, mais Perséphone est bien vivante, et elle compte le faire savoir au reste du Panthéon. En particulier à Ananke, qui s'apprête à sacrifier la jeune Minerve avec l'appui de ses derniers fidèles. Mais sa nouvelle Némésis s'est elle aussi trouvé des alliés. La série de Kieron Gillen suit un rythme chaotique, cette nouvelle arche narrative étant à l'opposé de la précédente : nerveuse, pour ne pas dire expéditive, elle fait la part belle au grand spectacle et signe du reste le retour d'un Jamie McKelvie plus en forme que jamais.

(4/5)

CARNET de VOYAGE (éditions Casterman)
scénario et dessin : Craig THOMPSON (Blankets, Good Bye, Chunky Rice)
genre : journal intime
édité chez TOP SHELF PRODUCTIONS aux USA (contient Carnet de Voyage OS*)

L'auteur et artiste Craig Thompson, à travers son journal intime, fait part à ses hypothétiques lecteurs de ses joies, de son ressenti et de ses tourments lors de la tournée promotionnelle organisée par son éditeur en France, au Maroc et en Espagne. Craig Thompson est ici très cru dans son propos, et ce carnet de voyage s'apparente parfois à de l'américanisme primaire, voire à du racisme par moment. Malgré tout, on sent là la volonté de franc-parler qui a fait de ses précédentes oeuvres des bijoux.

(2/5)

GIANT DAYS (tome 4, éditions Akiléos)
scénario : John ALLISON (Heavy Metal Hearts + Flowers, Expecting to Fly)
dessin : Max SARIN
genre : humour
édité chez BOOM ! BOX, un label de BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Giant Days 13 à 16)

Esther a choisi de quitter l'université et de gagner sa vie par ses propres moyens. Daisy et Susan vont tout faire pour essayer de l'en dissuader et vont y parvenir, mais les choses ne sont pas plus simples pour autant, puisque les parents de Groot ont décidé de couper les vivres à leur fille. Les péripéties que traversent les héroïnes de John Allison sont tout à fait crédibles, et leur second degré permanent les rend particulièrement attachantes. On ne se lasse pas de suivre leur parcours chaotique, sous les crayons affutés d'un Max Sarin toujours aussi cartoony.

(3,5/5)

NIGHT's DOMINION (tome 1, éditions Glénat)
scénario : Ted NAIFEH (Courtney Crumrin, Polly and the Pirates)
genre : heroic-fantasy
édité chez ONI PRESS aux USA (contient Night's Dominion 1 à 6)

Espérant tout à la fois échapper à la Furie et libérer son frère, Emerane accepte de participer à l'opération d'un énigmatique barde qui a composé une petite équipe pour dérober les richesses de la Tour d'Uhlume, le temple du Roi de l'Oubli. Mais la mission tourne court et les alliances changent vite. Si le style graphique de Ted Naifeh est toujours aussi original et éminemment agréable à l'oeil, l'auteur déambule quelque peu dans son gigantesque casting. Plus exactement, il perd le lecteur avec de très nombreux retournements de situations, sa mini-série se révélant particulièrement dense.

(3,5/5)

* ASHCAN : court preview publié uniquement à des fins légales
* OS : one-shot, récit auto-contenu
* HOLIDAY SPECIAL : épisode spécial paraissant en été

PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
BUT I LIKE IT, édité chez Fantagraphics aux USA et chez Futuropolis en France
les CHRONIQUES de RIVERDALE tome 1 (Riverdale), édité chez Archie Comics aux USA et chez Glénat en France
LITTLE NIGHTMARES, édité chez Titan Comics aux USA et chez Omaké Books en France
LOCKE & KEY intégrale 1, édité chez IDW Publishing aux USA et chez Hi Comics en France (déjà chroniqué lorsque l'éditeur s'appelait Milady Graphics)
le PRINCE et la COUTURIERE (the Prince and the Dressmaker), édité chez First Second aux USA et chez Akiléos en France
RAI : l'HISTOIRE de l'UNIVERS VALIANT (Rai : the History of the Valiant Universe), édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
SECRET WEAPONS, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
WOBBLIES, édité chez Verso aux USA et chez Nada en France
SHADOWMAN intégrale, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
SPILL ZONE, édité chez Roaring Book aux USA et chez Rue de Sèvres en France
TANK GIRL : TWO GIRLS, ONE TANK, édité chez Titan Comics aux USA et chez Ankama en France

samedi 19 mai 2018

Les petits François au pays de l'Oncle Sam

Même si elle ne représente qu'une infime portion des ventes outre-Atlantique, la bande dessinée française, ou au moins francophone, s'exporte au pays de l'Oncle Sam, et ce de bien des manières. On pourra par exemple citer le mythique magazine Métal Hurlant, qui a donné naissance au tout aussi réputé Heavy Metal. On pourra aussi penser aux artistes tricolores qui s'exportent chez les grands éditeurs américains, comme Olivier Coipel ou Stéphane Roux.
Les éditeurs aussi tentent leur chance aux Etats-Unis : les Humanoïdes Associés sont connus là-bas en tant que Humanoids (ils ont du reste entamé un partenariat, durant quelques temps, avec l'éditeur américain Devil's Due Publishing pour publier quelques bandes dessinées, hors super-héros ; ils ont aussi traduit Lucha Libre chez Image Comics), et plusieurs maisons d'édition françaises participent au projet Europe Comics, qui consiste à promouvoir la BD européenne à travers le monde.
Certains éditeurs américains se sont aussi mis à publier des oeuvres hexagonales. C'était le cas d'Archaia jusqu'à ce que la structure soit rachetée par Boom ! Studios, et c'est aussi le cas d'IDW Publishing, à travers sa branche Eurocomics. Plus ponctuellement, on peut aussi citer l'adaptation de XIII chez Alias Entertainment. Mais de manière globale, les tentatives de faire du comics, et en particulier du comics de super-héros, à la française, sont assez rares. Des Frenchies qui font du super-slip et qui publient le résultat aux USA, à ma connaissance, ça n'a pas souvent été tenté. Et c'est précisément ce que nous allons voir aujourd'hui.

L'INSTANT (presque) VO
Quand le géant scandinave SEMIC rachète les éditions lyonnaises Lug, il entre en situation de quasi-monopole concernant la traduction de comics en France, notamment grâce à une présence forte dans les kiosques. Mais en 1997, après avoir perdu le contrat qui le liait à Marvel Comics, SEMIC France peine à se renouveler. Rachetée par les éditions Tournon, la branche est confiée à Thierry Mornet, qui non seulement développe le catalogue de publications en provenance des Etats-Unis, mais imagine aussi une ligne de comics à la française.
C'est Jean-Marc Lofficier qui est en charge de cette ligne, qui remet à jour les personnages créés à l'époque des petits formats que proposait Lug en complément de ses magazines, Strange, Nova ou Titans notamment. Avec son épouse Randy, il va mettre au point une équipe de super-héros qui réunit quelques-unes de ces figures emblématiques, et qu'il appelle les Strangers, en hommage au magazine Strange. La saga dure six épisodes, qui seront repris quasiment tels quels (en dehors des back-up arrangées différemment) lors de la publication américaine, chez Image Comics.
Un peu avant, SEMIC avait déjà collaboré par deux fois avec Image, sur des histoires inédites du Tellos de Todd DeZago et Mike Wieringo, et pour la traduction en anglais du one-shot des Lofficier, Alone in the Dark, inspiré par le jeu vidéo éponyme. Et quelques temps plus tard, ils obtiendront également le droit d'utiliser Sara Pezzini, l'héroïne de la série Witchblade de Top Cow Productions, pour un crossover avec leur propre justicière, Sibilla. A peu près à la même époque, SEMIC produit aussi un album dédié à Spawn. Simony est scénarisé par Alex Nikolavitch, et dessiné par Aleksi Briclot.

On retrouvera ce même Briclot des années plus tard sur une nouvelle histoire de Spawn, Architects of Fear (les Architectes de la Peur en France), sur un scénario d'un Jean-François Porcherot sous pseudonyme. Cette fois-ci, c'est Delcourt qui est à la manoeuvre, l'éditeur parisien ayant récupéré une bonne partie du catalogue de SEMIC. D'ailleurs, c'est une nouvelle fois Thierry Mornet qui est à l'origine de l'ouvrage. C'est aussi lui qui va céder les droits d'adaptation de Bad Ass, un récit de Bruno Bessadi et Herik Hanna, à Dynamite Entertainment.
Le petit éditeur Indeez a également collaboré avec Image Comics pour adapter Hollywood Killer sous le titre One-Hit Wonder. Il y a quelques temps, enfin, les éditions grenobloises Glénat ont relancé leur activité comics, après une première tentative durant les années 80 à travers la collection Comics USA. Glénat Comics publie majoritairement des BD en provenance des Etats-Unis, parfois avec très peu de décalage (ça a été le cas avec la mini-série Hadrian's Wall grâce à un accord avec Image Comics).
Mais l'inverse est aussi vrai : Xavier Dorison signe, avec l'artiste américain Terry Dodson, la mini-série Red Skin, qui sera publiée par Glénat sous son label Grafica, puis traduite en anglais chez Image Comics sous le titre Red One. Dernièrement, l'éditeur a signé un partenariat avec IDW Publishing pour adapter plusieurs de ses bandes dessinées outre-Atlantique. Comme ce n'est pas encore tout à fait d'actualité, je n'aborderai pas plus le sujet, mais il n'est pas dit qu'un deuxième article consacré à ces frenchies qui s'exportent ne soit pas à l'ordre du jour...

J'en ai peut-être raté dans le lot, mais à priori, j'ai balayé assez large. On pourra aussi signaler la participation de Fabrice Sapolsky, co-créateur du magazine Comic Box, au projet Spider-Man : Noir chez Marvel Comics, mais on ne peut pas vraiment dire que ce soit une initiative française. Cette fois-ci, inutile de se demander si tout est sorti par chez nous ! De la même manière, il est bien évident que j'ai tout lu, certains de ces ouvrages étant du reste encore facilement trouvables dans toutes les bonnes librairies. Pour autant, rares sont ceux qui sortent du lot.

Le bilan : 
A lire de toute urgence
Red One : Welcome to America (mars 2015, 4 épisodes)
Paru d'abord en VF chez Glénat en deux volumes
scénario : Antoine CRISTAU et Xavier DORISON
dessin : Terry DODSON
Vera Yelnikov est la coqueluche de l'armée rouge. Pour les besoins d'une mission, elle doit partir aux Etats-Unis. Elle devient alors Red One, l'héroïne qui défend les minorités opprimées par le Charpentier et le groupe de fanatiques qui suit ses idéaux fascistes. Pour cette nouvelle co-production franco-américaine, Xavier Dorison adapte la très classique thématique super-héroïque à un univers original, tout en y instillant beaucoup d'humour. Quant à Terry Dodson, il magnifie chaque page grâce à la sensualité de son héroïne.

Spawn : Architects of Fear (février 2011)
Paru en VF au format graphic novel chez Delcourt, en novembre 2011
scénario : Todd McFARLANE et Jean-François PORCHEROT
dessin : Aleksi BRICLOT
Al Simmons est attiré dans un piège par l'ange architecte Ethan. Le Hellspawn va devoir sauver son frère d'un bâtiment capable de piéger les âmes des humains avant leur mort, afin qu'aucun camp n'en profite dans la guerre millénaire qui oppose le Ciel et l'Enfer. Deuxième projet franco-américain après Spawn : Simony, cette nouvelle aventure est bien plus agréable, notamment de par son scénario moins ethnocentré et plus spectaculaire. Aleksi Briclot est pour sa part fidèle à lui-même : splendide !

A feuilleter à l'occasion
Spawn : Simony (mars 2004)
Paru en VF au format graphic novel chez SEMIC, en juin 2003
scénario : Alex NIKOLAVITCH
dessin : Aleksi BRICLOT
Il semblerait que des Hellspawns aient été créés artificiellement à Paris. Que cela soit un fait avéré ou non, Al Simmons compte bien mener son enquête, attiré qu'il fût par la résonnance de son nécroplasme. C'est une bien sombre histoire que celle de ce Spawn à la française, due à un grand duo d'artistes. Alex Nikolavitch est un conteur intelligent, il est vrai bien accompagné par un Aleksi Briclot des grands jours. Malgré tout, le côté ethnocentré crée un certain décalage avec le reste de la franchise.

samedi 5 mai 2018

Sorties comics d'avril

Quelques belles intégrales voient le jour ce mois-ci. C'est le cas d'Authority chez Urban Comics, de The Woods chez Ankama ou de Strangers in Paradise chez Delcourt, qui terminent toutes trois leur publication, mais c'est aussi et surtout le cas de la courte saga Bravo for Adventure d'Alex Toth, qui trouve refuge aux éditions Paquet. En dehors de ces volumineux ouvrages, le reste de la production est assez quelconque, mais il n'y a rien de repoussant non plus. Avril est en tout cas un peu plus calme que le premier trimestre, ce qui permet de souffler avant un mois de mai qui s'annonce gargantuesque.

LE COMICS (indé) DU MOIS (d'avril)
The WOODS (tome 4, éditions Ankama)
scénario : James TYNION IV (Batman, the Backstagers)
dessin : Michael DIALYNAS (Lucy Dreaming, Amala's Blade)
genre : science-fiction
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient The Woods 25 à 36)

Cela fait un an que Calder est mort. Isaac Andrews, qui a acquis d'incroyables pouvoirs depuis qu'il s'entraîne sous la tutelle d'Adrian Roth, a peut-être trouvé le moyen de retourner sur Terre. Mais s'il échoue à maîtriser la technologie qui contrôle la planète toute entière, il risque de causer la mort de tous les humains qui y sont retenus prisonniers. Alors il convoque ses amis pour l'arrêter, si jamais il commettait l'irréparable. Hélas, le plan ne se déroule pas comme prévu et Isaac devient l'avatar physique de l'ordinateur extraterrestre.
Au départ, on n'aurait pas forcément donné chez de la série de James Tynion. Le concept ne paraissait guère original, les premiers épisodes concentraient beaucoup d'interrogations auxquelles l'auteur ne semblait pas vouloir donner de réponses, au point que l'on se demandait s'il en avait, et les premières planches de Michael Dialynas étaient peu engageantes, la faute à une colorisation volontairement très froide. Mais la saga est découpée en trois saisons de douze épisodes chacune, et ces saisons sont divisées en trois arches narratives courtes, puisque composées de quatre épisodes. Ce qui les rend nerveuses.
Il n'y a pas de temps mort, et dès le début, Ankama a eu la bonne idée de diffuser ces arches narratives deux par deux, afin que le lectorat français ne reste pas sur sa faim. A ce rythme, on accroche rapidement aux personnages malgré un casting très étoffé, et petit à petit, on s'habitue aux tons de vert et de mauve qui recouvrent les dessins de Dialynas. A tel point que cette troisième et dernière saison, présentée dans son entièreté, tranche un peu lorsque l'auteur revient sur Terre et les couleurs redeviennent "normales". Le final est en tout cas spectaculaire, grandiloquent, mais il ménage quelques moments intimistes qui provoquent l'émoi du lecteur.



 

DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
SONS of ANARCHY (tome 5, éditions Ankama)
scénario : Ryan FERRIER (D4VE, Curb Stomp)
dessin : Matias BERGARA (Cannibal, Supergirl)
genre : thriller
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Sons of Anarchy 19 à 22)

Jax Teller a recruté au sein de son gang Dillon, le neveu de Bobby Munson, qui pour sa part purge une peine de prison à Stockton. Mais le petit est intenable, et il fait rapidement capoter la dernière opération des Sons of Anarchy. Pire : il risque de déclencher une guerre ouverte avec les Mayans. Prenant en mains le scénario de la série à la suite d'Ed Brisson, Ryan Ferrier imagine une arche narrative débridée mais à vrai dire un peu trop expéditive, et peu cohérente. Au dessin, Matias Bergara n'est toujours pas au niveau de ses prédécesseurs.

(2/5)

ARCHANGEL (éditions Glénat)
scénario : Michael BENEDETTO (Drive) et William GIBSON (Neuromancer)
dessin : Al BARRIONUEVO (Martian Manhunter), Butch GUICE (Ruse) et Wagner REIS (Vampirella)
genre : historique / science-fiction
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Archangel 1 à 5)

Fils du président américain et lui-même vice-président, Junior Henderson est retourné dans le passé pour modifier l'issue de la seconde guerre mondiale. Lorsque l'équipe envoyée par son opposante, Guadalupe Torres, échoue à l'arrêter, il revient au capitaine Vince Matthews, de l'armée américaine, et à Naomi Givens, de la Royal Air Force, d'empêcher la création d'une réalité alternative abominable. Le célèbre romancier cyberpunk William Ford Gibson s'essaie à l'écriture de comics avec une mini-série très dense, plus en termes de personnages que de dialogues. Nerveux, son récit tient en haleine, mais on regrette que Butch Guice ne le dessine pas seul, ses remplaçants étant en deça.

(3,5/5)

JUPITER's LEGACY (tome 2, éditions Panini)
scénario : Mark MILLAR (M.P.H., Kick-Ass)
dessin : Frank QUITELY (Flex Mentallo, All Star Superman)
genre : super-héros
édité chez MILLARWORLD, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Jupiter's Legacy 2 1 à 5)

Pour dénouer l'emprise que son oncle et son frère ont sur le monde entier, Chloe Sampson a réuni une équipe de super-criminels avec l'aide de son mari, lui-même hors-la-loi, et de leur fils. Parmi eux, nul autre que Skyfox, le père de Hutch, qui fut un temps l'allié de Walter, avant que ce dernier ne le trahisse. Bien entendu, la deuxième partie de la saga est tout aussi spectaculaire que la précédente, Frank Quitely étalant son coup de crayon explosif à chaque case. Mais on pourra reprocher à la mini-série super-héroïque de Mark Millar son côté expéditif, de même que son manque de profondeur.

(3,5/5)

LEGENDERRY : GREEN HORNET (éditions Graph Zeppelin)
scénario : Daryl GREGORY (Planet of the Apes, Dracula : the Company of Monsters)
dessin : Brent PEEPLES (Gold Key Alliance, the Last of the Greats)
genre : super-héros / steampunk
édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Legenderry : Green Hornet 1 à 5)

Tandis que le jeune fils du Roi du Meurtre organise une guerre des gangs au coeur des bas-fonds, pour se venger de sa belle-mère qui a pris le contrôle du crime organisé, Britt Reid reçoit la visite du mystérieux Chesterfield Grimes. Le Green Hornet a nouveau concurrent, qui ne le porte pas dans son coeur. Enlevé, le récit de Daryl Gregory n'est pas franchement cohérent, mais il se laisse suivre grâce à l'humour potache que l'auteur lui infuse à travers ses dialogues. Néanmoins, le dessin sans âme de Brent Peeples rend cette nouvelle aventure steampunk tout à fait quelconque.

(2,5/5)

REDNECK (tome 1, éditions Delcourt)
scénario : Donny CATES (Babyteeth, the Paybacks)
dessin : Lisandro ESTHERREN (the Last Contract)
genre : fantastique
édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Redneck 1 à 6)

La famille Bowman vit en périphérie de la petite ville de Sulphur Springs, au Texas. Plusieurs générations de vampires immortels s'y côtoient, ayant appris à se cacher aux yeux des humains. Mais à la suite d'une échauffourée avec le père Landry et ses sbires, le vieux Bartlett déclenche involontairement une nouvelle guerre avec le voisinage. C'est un curieux mélange qu'opère Donny Cates, entre le traditionnel univers vampirique et le cadre de l'Amérique profonde dans lequel il situe son espèce de récit policier. La rudesse des personnalités trouve un écho dans le dessin brut de Lisandro Estherren, et dans le drame qui se joue au fil des épisodes.

(3/5)


BRAVO pour l'AVENTURE (éditions Paquet)
(la version française est en couleurs ; l'édition noir & blanc est prévue pour le mois de mai)
scénario et dessin : Alex TOTH (Zorro, Creepy)
genre : aventure / policier
édité chez LIBRARY of AMERICAN COMICS, un label d'IDW PUBLISHING, aux USA (contient Bravo for Adventure TPB*)

Pilote et cascadeur, ancien soldat devenu propriétaire d'une société de fret aérien, Jesse Bravo est sur le point de faire faillite lorsqu'il reçoit la visite du parrain de la pègre Nico Kardos, qui lui offre de l'argent pour retrouver un mauvais payeur. L'as des as refuse le deal, mais il va tout de même se retrouver mêlé malgré lui à cette vaste escroquerie. L'aventure éditoriale de la franchise d'Alex Toth, débutée dans une publication américaine mais imaginée pour le marché français, puis repoussée pendant des années et finalement abandonnée après deux numéros, est pour le moins complexe. Cela n'enlève rien à sa qualité, l'auteur étant aussi à l'aise avec les ombrages que son maître à penser, Milton Caniff. Néanmoins, le déroulé du récit est sans surprises.

(3,5/5)

La TRILOGIE BLACK SUMMER NO HERO SUPERGOD (éditions Hi Comics)
scénario : Warren ELLIS (Ministry of Space, Global Frequency)
dessin : Garrie GASTONNY (City of Dust) et Juan Jose RYP (Clone)
genre : super-héros
édité chez AVATAR PRESS aux USA (contient Black Summer 0 à 7, No Hero 0 à 7 et Supergod 1 à 5)

John Horus a un rêve dans la vie : restaurer l'état de droit qui ne prévaut plus en Amérique. Et il a également les capacités de le faire, puisqu'il est le plus puissant des Sept Armes, un groupe de super-héros financé par le gouvernement. Joshua Carver est quant à lui un justicier des rues qui fait tout pour se faire remarquer des forces de Carrick Masterson. Son but n'est autre que d'intégrer la Front Line, et cela tombe bien puisque le groupe de héros est en sous-effectif. Les différentes puissances de la planète se sont créé leurs propres super-héros, des divinités qui sont considérées comme l'arme de dissuasion ultime. Décorrelées les unes des autres, les constituantes de la trilogie thématique imaginée par Warren Ellis pour Avatar Press sont agréables, en particulier les deux premières grâce au style de Juan Jose Ryp, mais elles n'apportent rien au genre.

(3/5)

INJECTION (tome 3, éditions Urban)
scénario : Warren ELLIS (Planetary, Transmetropolitan)
dessin : Declan SHALVEY (28 Days Later, Moon Knight)
genre : science-fiction / mystique
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Injection 11 à 15)

Brigid Roth est missionnée par le FPI de Maria Kilbride pour enquêter sur les étranges signaux qui émanent du Cercle de Mellion, un site mégalithique écossais où semble avoir été commis un crime. L'experte en informatique finit par découvrir que l'Injection est responsable de ce dérèglement mystique. A mesure que les épisodes passent, Warren Ellis dessine une carte détaillée des forces en présence, en donnant de la voix à chacun de ses héros lors d'une arche narrative qui leur est dédiée. L'ensemble est plaisant, même si le dessin de Declan Shalvey est pour le moins clivant.

(3,5/5)

STRANGERS in PARADISE (intégrale 3, éditions Delcourt)
scénario et dessin : Terry MOORE (Motor Girl, Echo)
genre : drame / policier
édité chez ABSTRACT STUDIOS aux USA (contient Strangers in Paradise TPB* 2)

Cela fait maintenant un an que Francine a abandonné Katchoo pour vivre un mariage qu'elle espère heureux. Son amie est devenue une artiste de grande renommée, mais le FBI continue d'enquêter sur les Parker Girls et se rapproche d'elle... La dernière partie de la fresque au long cours de Terry Moore est un peu plus hachée. Le troisième volume alterne les arche scénaristiques tourmentées, à la limite du surréalisme, et celles, plus concrètes, qui font réellement avancer le récit. Ceci étant, la partie graphique est toujours au top, et les personnages demeurent attachants en toutes circonstances.

(3,5/5)

The AUTHORITY (intégrale 2, éditions Urban)
scénario : Mark MILLAR (Chrononauts), Tom PEYER (Captain Kid) et Doselle YOUNG (the Monarchy)
dessin : Arthur ADAMS (Monkeyman & o'Brien), Gary ERSKINE (City of Silence), John McCREA (the Atheist), Dustin NGUYEN (Descender), Frank QUITELY (New X-Men) et Gary WESTON (the Twelve)
genre : super-héros
édité chez WILDSTORM PRODUCTIONS aux USA (contient The Authority 13 à 29)

La planète elle-même est devenue incontrolable et rejette désormais toute présence humaine. Seul le Docteur peut sauver l'humanité : il faut dire que c'est l'un de ses prédécesseurs, qui a mal tourné et qui est le responsable du chaos. Par la suite, les gouvernements du monde entier, terrorisés à l'idée de perdre leur pouvoir, se sont ligués afin d'éradiquer Authority. Ils utilisent pour ce faire une créature littéralement invincible, avant de mettre en place leur propre groupe de pantins. La série, désormais gérée par Mark Millar, reste au sommet du genre super-héroïque, mais cette ultime arche narrative, souvent dérangeante, pêche un peu par une trop grande diversité artistique, quand bien même tous les dessinateurs sont talentueux.

(4,5/5)

ARMY of DARKNESS (tome 1, éditions Réflexions)
scénario : Andy HARTNELL (Dangel Girl, Rokkin)
dessin : Nick BRADSHAW (Wolverine, Guardians of the Galaxy)
genre : horreur / humour
édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Army of Darkness : Ashes 2 Ashes 1 à 4)

A peine de retour de son voyage temporel, Ashley Williams apprend de l'Alchimiste qu'il est revenu trop tôt. Le Necronomicon ex Mortis n'a pas encore été exhumé, et pour s'en débarrasser définitivement, il va devoir le ramener dans sa tombe. Mais le voyage est compliqué par la résurrection de son double maléfique. Suite directe de l'ultime partie de la trilogie Evil Dead, la mini-série d'Andy Hartnell est tout aussi incohérente et délurée que le long-métrage. L'humour est malgré tout moins efficace que sur pellicule, et le dessin de Nick Bradshaw, très cartoony, est à la limite de l'illisible par moments.

(2,5/5)

RETOUR vers le FUTUR (tome 4, éditions Flamival)
scénario : John BARBER (Action Man) et Bob GALE (Daredevil)
dessin : Emma VIECELI (the Avalon Chronicles, Hamlet)
genre : science-fiction / humour
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Back to the Future 12 à 17)

Marty McFly est de retour dans son présent, mais quelques subtils éléments manquent à l'appel, et ses souvenirs ne correspondent pas forcément au passé qu'on lui décrit. Se posant mille questions, il reçoit un jour la visite d'un soi-disant ami du nom de Marcus Irving, qui se trouve être un rival du docteur Brown. Les péripéties temporelles des deux héros ne sont pas forcément faciles à suivre, mais le récit de Bob Gale et John Barber est dans l'ensemble agréable, passé un premier épisode qui ne rend pas service à son protagoniste principal. Le dessin d'Emma Vieceli fait mouche, quoi qu'il en soit.

(3/5)

* TPB : trade paperback, recueil de fascicules ou d'épisodes numériques

PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
BLOODSHOT intégrale, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
la CITE sans NOM tome 2 (the Nameless City), édité chez First Second aux USA et chez Rue de Sèvres en France
HYPERCAPITALISME (Hypercapitalism), édité chez The New Press aux USA et chez Delcourt en France
JUDGE DREDD : les AFFAIRES CLASSEES tome 3 (Judge Dredd : the Complete Case Files), édité chez Rebellion en Angleterre et chez Délirium en France
NOUS AVONS FAIT de NOTRE MIEUX (the Best We Could Do), édité chez Harry Abrams aux USA et chez Hachette en France
PSYCHOLOGIX (Psychology), édité chez WW Norton & Company aux USA et chez Les Arènes en France
le SCULPTEUR (the Sculptor), édité chez First Second aux USA et chez Rue de Sèvres en France
WARHAMMER 40.000 tome 3 (Warhammer 40.000 : the Fallen), édité chez Titans Comics aux USA et chez Soleil en France
X-O MANOWAR tome 1, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France

samedi 21 avril 2018

Star Trek IV : the Voyage Home

Star Trek IV : the Voyage Home
année de parution : 1986
trouvable à l'heure actuelle en : coffret DVD et blu-ray de la "trilogie Star Trek" (soit les épisodes 2, 3 et 4)
featuring : William Shatner (Kirk), Leonard Nimoy (Spock), DeForest Kelley (McCoy), James Doohan (Scottie), Nichelle Nichols (Uhura), George Takei (Sulu), Walter Koenig (Pavel Chekov), Robin Curtis (Saavik) et Catherine Hicks (Gillian Taylor) entre autres
date stellaire : 8390

Kirk et son équipe ont sauvé Spock mais sont considérés comme déserteurs par Starfleet, et vivent en exil sur Vulcain. Cependant, lorsqu'ils entendent un message de détresse de la Terre, ils décident de rentrer d'urgence. Ils découvrent alors un gigantesque et indestructible vaisseau spatial qui menace la planète, son signal parasitant toute forme d'énergie et provoquant d'immenses tempêtes magnétiques.
Il semblerait que l'entité soit à la recherche d'un signal bien spécifique : le chant des baleines, des animaux qui ont disparu de la surface du globe il y a bien longtemps. Le seul espoir de la Terre réside donc en un voyage dans le temps.

Avant même la diffusion du troisième volet, la Paramount demande à Leonard Nimoy de plancher sur un nouvel opus. Parallèlement, William Shatner refuse de repiquer, pour des raisons salariales (qui conduiront à la création de la série Star Trek : the Next Generation, mais nous en reparlerons d'ici peu). Donc l'idée première est de faire une préquelle à la série, avec des acteurs plus jeunes et surtout moins gourmands.

Finalement, les conditions salariales finiront par être réglées et le film embarque les acteurs de la série au grand complet. On ne peut que le regretter, tant le film ressemble à un documentaire sur une maison de retraite : DeForest Kelley est grabataire et tellement émacié qu'il paraît cadavérique, les autres membres de l'équipe ne sont pas mieux lotis, et l'idylle entre Kirk, bien amoché par le temps, et la jeune scientifique qu'il rencontre, a presque des relents de snuff pédophile.
Malgré tout, il faut bien reconnaitre que ces vieux briscards savent s'y prendre pour captiver une audience (sans compter leur allure de hippies !). Malgré les incohérences dues à leur âge vénérable, leur jeu d'acteur capte le spectateur, et certains s'en tirent même avec une certaine aura, notamment les duettistes Kelley et Doohan (respectivement McCoy et Scottie), jamais à une réplique fusante près.

Pour ce qui est de l'histoire en elle-même, ce quatrième long-métrage se veut plus léger que les précédents. Il n'y a pas de véritable antagoniste, les incongruités temporelles sont gérées avec beaucoup d'humour et, d'une manière générale, le film a dû plaire pal mal aux gamins de l'époque, avec son histoire de baleines qui préfigure un peu "Sauvez Willy", et son message écologiste.

Enfin, il est à noter, tout d'abord, que l'on voit Spock rigoler franchement à la fin du film,ce qui est franchement flippant.
Et deuxièmement, la trilogie dans sa globalité marque un relâchement des tensions entre Starfleet et les Klingons, que l'on rapprochera bien entendu du dégel entre USA et URSS à la même époque. Il est évident que les Klingons avaient été créés comme une parabole du soviet system dans les années 60, et l'évolution de la saga va dans le même sens que l'Histoire. Ceci entraînera l'apparition du personnage de Worf dans TNG.

samedi 7 avril 2018

Sorties comics de mars

A peine moins dense en sorties que le mois précédent, mars recèle quelques curiosités. Chez Delcourt, on ressort l'argenterie avec le retour, attendu, de la série Criminal, et celui, moins évident, de 30 Jours de Nuit. Les nouveautés sont également de mise avec un Oblivion Song qui parait plus vite qu'aux Etats-Unis (!), tandis qu'Urban Comics publie l'oeuvre assez spéciale de Scott Snyder et Jeff Lemire, A.D. : After Death. On notera aussi quelques comics au format franco-belge, avec la fin du Lac de Feu chez EP Editions, ou la traduction de Feathers chez le revenant Vents d'Ouest, peu enclin à proposer de la BD américaine en principe.

LE COMICS (indé) DU MOIS (de mars)
JAMES BOND (tome 3, éditions Delcourt)
scénario : Andy DIGGLE (the Loosers, Hellblazer)
dessin : Luca CASALANGUIDA (Rebels)
genre : espionnage
édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient James Bond : Hammerhead 1 à 6)

A Caracas, James Bond traque l'organisation du mystérieux Kraken, activiste anti-capitaliste qui a piraté la société numéro un de la vente d'armes en Grande Bretagne. L'entreprise fournit les services secrets britanniques, et elle vient de mettre au point un canon d'une puissance redoutable. S'il tombe entre de mauvaises mains, il pourrait devenir la plus grande menace que le monde ait connu.
Depuis que Dynamite Entertainment a obtenu les droits d'adaptation de la célèbre licence sous forme de comics, les résultats sont plutôt encourageants. Alors même que la maxi-série de Warren Ellis et Jason Masters, pas exempte de défauts mais nerveuse à souhait, était en cours de parution aux Etats-Unis, une deuxième mini-série était mise sur les rails. Fidèle au personnage créé par Ian Flemming, ou en tout cas à son adaptation cinématographique, Andy Diggle ne ménage pourtant pas le héros.
Il reprend quoi qu'il en soit tous les marqueurs de la saga, et le dessin de Luca Casalanguida, d'apparence simpliste, finit par devenir un véritable atout. L'artiste est en début de carrière, mais à partir de maintenant, on le reverra régulièrement sur la franchise. Il a aussi collaboré, de manière très ponctuelle, à la série Rebels de Brian Wood, chez Dark Horse Comics, et son style nerveux fait plutôt mouche.



 

DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
OBLIVION SONG (tome 1, éditions Delcourt)
scénario : Robert KIRKMAN (Battle Pope, Invincible)
dessin : Lorenzo de FELICI
genre : science-fiction / post-apocalyptique
édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Oblivion Song 1 à 6 (les épisodes 2 à 6 ne sont pas encore parus en VO))

Disparus dans l'Oblivion depuis dix ans, traqués sans relâche par les créatures monstrueuses qui y rôdent, Thomas et Patricia Crenshaw ont été sauvés in extremis par l'équipe de Nathan Cole, qui s'est fixée pour but, avec les moyens du bord, de délivrer de cet enfer toutes les âmes qui y ont été plongées suite au Transfert. Débutée simultanément des deux côtés de l'Atlantique, mais déjà recueillie sous forme de trade-paperback en France, la nouvelle série de Robert Kirkman entraîne le lecteur dans un univers immédiatement prenant, l'auteur n'ayant pas son pareil pour imaginer de nouveaux mondes. Le dessin de Lorenzo de Felici est par contre très inégal.

(3,5/5)

WALKING DEAD (tome 29, éditions Delcourt)
scénario : Robert KIRKMAN (Brit, Outcast)
dessin : Charlie ADLARD (Curse of the Wendigo, the Monarchy)
genre : post-apocalyptique
édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient The Walking Dead 169 à 174)

Durant des mois, Eugene a parlé par radio interposée avec une mystérieuse Stephanie, et ce dans le plus grand secret. Aujourd'hui, Rick Grimes est au courant, et suite aux dégâts causés par les Chuchoteurs, il espère de l'aide de cette hypothétique communauté structurée qui semble si lointaine. Robert Kirkman éparpille ses personnages pour multiplier les pistes. C'est un grand classique du scénariste, qui aime poser les bases de ses arches scénaristiques les plus sulfureuses sur d'autres plus contemplatives. C'est aussi ce qui rend sa saga plus vivante, à contrario du dessin de Charlie Adlard, ici un peu moins affuté que d'habitude.

(3,5/5)

I HATE FAIRYLAND (tome 3, éditions Urban)
scénario et dessin : Skottie YOUNG (the Wonderful Wizard of Oz, Fortunately the Milk)
genre : humour / conte
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient I Hate Fairyland 11 à 15)

Depuis qu'elle a rencontré Maddie, son unique fan, et qu'elle a compris à quel point elle se comportait mal, Gertrude a décidé de faire le bien, en espérant que cela lui permettrait de revenir chez elle. Mais la rédemption est-elle encore seulement envisageable pour la reine des brutes ? On ne se lasse pratiquement pas des mésaventures de l'anti-héroïne de Skottie Young. L'auteur multiplie les référence et l'humour, tant graphique que dans les dialogues, fait toujours mouche. Chaque arche narrative finit plus mal que les précédentes, et on ne peut qu'en rire !

(3,5/5)

The BEAUTY (tome 1, éditions Glénat)
scénario : Jeremy HAUN (the Darkness, Batwoman) et Jason A. HURLEY
dessin : Jeremy HAUN (Battle Hymn, Constantine)
genre : policier
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient The Beauty 1 à 6)

Une nouvelle maladie sexuellement transmissible a vu le jour, qui rend les gens spectaculairement beaux avant de provoquer une tout aussi intense combustion spontanée. L'inspecteur Drew Foster est désormais infecté par la Beauté, et lui et sa partenaire Kara Vaughn découvrent non seulement que le gouverment savait depuis longtemps les effets que provoquait la maladie, mais qu'il a stoppé le développement d'un vaccin. Pas vraiment convaincante, la série de Jeremy Haun et Jason Hurley ne déçoit pas non plus. Il s'agit d'un petit thriller à la thématique relativement originale mais au déroulement convenu. Les personnages peu marquants et le dessin quelconque rendent l'ensemble assez fade.

(3/5)

POWER RANGERS (tome 3, éditions Glénat)
scénario : Kyle HIGGINS (C.O.W.L.) et Steve ORLANDO (Justice League of America)
dessin : Colin HOWELL (the Mighty Zodiac), Jonathan LAM (Giles Season 11) et Hendry PRASETYA (Power Girl)
genre : super-héros / science-fiction
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Mighty Morphin' Power Rangers 9 à 12)

Repoussé, le mystérieux Dragon Noir s'est révélé être Lord Drakkon, une version maléfique du Ranger vert venu d'un univers parallèle sous le contrôle de Rita Repulsa. Le véritable Tommy Oliver est désormais piégé dans sa dimension, en compagnie de Billy Cranston, le Ranger bleu. En dépit d'un épisode hors-série et assez creux, la saga de Kyle Higgins monte petit à petit en intensité dramatique, et même si elle se destine avant tout à un jeune public, elle est bien moins niaise que ce que l'on aurait pu en attendre. Le dessin de Hendry Prasetya est un peu sombre, mais cela convient finalement assez bien.

(2,5/5)

PACIFIC RIM : AFTERMATH (tome 1, éditions Hachette)
scénario : Cavan SCOTT (Doctor Who, Vikings)
dessin : Richard ELSON (Journey into Mystery, Morbius)
genre : science-fiction
édité chez LEGENDARY COMICS aux USA (contient Pacific Rim : Aftermath 1 & 2, sans les back-up*)

Joshua Griffin était l'un de ces pilotes de Jaegers adulés des foules, mais depuis que la menace des Kaijus a été repoussée, et le programme transgouvernemental fermé, il n'est plus qu'un petit homme de main pour le syndicat du crime. Hannibal Chau, lui aussi, a tout perdu à la fin de la guerre. Prélude au deuxième long-métrage de la franchise, la mini-série de Cavan Scott s'appuie sur l'univers plus que sur les personnages du premier film. La tonalité est assez sombre et l'histoire plutôt prenante, mais c'est surtout la partie graphique qui se révèle intéressante à la lecture.

(3,5/5 en V.O., 1,5/5 en V.F. parce que c'est trop cher)

Les INCROYABLES AVENTURES de l'ENFANT-PLUME (tome 1, éditions Vents d'Ouest)
scénario et dessin : Jorge CORONA (Big Trouble in Little China : Old Man Jack, Goners)
genre : conte
édité chez ARCHAIA ENTERTAINMENT, un label de BOOM ! STUDIOS, aux USA (contient Feathers 1 & 2)

Dans le Labyrinthe, le mystérieux fantôme plane comme une ombre menaçante. Pourtant, Bianca Chappelle, jeune noble de la ville attenante qui a décidé de fuir sa vie morose, découvre que l'entité est en réalité un garçon adorable du nom de Poe, curieusement recouvert de plumes noires des pieds à la tête. La mini-série imaginée par Jorge Corona a beau se dérouler dans un cadre étouffant qui fait immédiatement penser aux mauvais quartiers de la Londres victorienne, il s'agit néanmoins d'une belle fable sur la tolérance portée par quelques personnages attachants et un dessin cartoony pour le moins plaisant.

(3,5/5 en V.O., 1,5/5 en V.F. parce que c'est trop cher)

TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES (hors-série 1, éditions Hi Comics)
scénario : Erik BURNHAM (Ghostbusters) et Mateus SANTOLOUCO (Dial H.)
dessin : Mateus SANTOLOUCO (Fall of Cthulhu, Cover Girl)
genre : arts martiaux / science-fiction
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Teenage Mutant Ninja Turtles : the Secret History of the Foot Clan 1 à 4)

Le professeur Miller a découvert un rarissime ouvrage qui retrace l'histoire secrète du Foot Clan, et potentiellement le secret de l'immortalité. L'artefact intéresse fortement les Tortues Ninjas, mais aussi et surtout Shredder, qui compte s'en servir pour retrouver sa bien-aimée Kitsune. Révélant dans le détail la chronologie jusque-là nébuleuse de la franchise, Mateus Santolouco - aidé au scénario par Erik Burnham - alterne constamment entre passé et présent pour délivrer une mini-série particulièrement accrocheuse, notamment grâce à son dessin nerveux.

(4/5)

TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES (tome 1, éditions Hi Comics)
scénario : Kevin EASTMAN (Cage Hero) et Tom WALTZ (Silent Hill)
dessin : Ben BATES (Mega Man) et Kevin EASTMAN (Fistful of Blood)
genre : arts martiaux / science-fiction
édité chez EDITEUR aux USA (contient Teenage Mutant Ninja Turtles 17 à 20)

Sur la planète Neutrino, le commandant Dask est missionné pour retrouver le Fugitoid, seul à même d'empêcher l'invasion de Krang et de ses troupes. Mais le petit robot espion vit sur Terre sous couverture, et l'imbroglio que sa disparition provoque contraint les Tortues Ninjas à se mêler au combat. La série de Kevin Eastman et Tom Waltz monte en tension à un rythme particulièrement soutenu, mais cette arche narrative se dégonfle aussi vite et se conclut sur un non-lieu. Le compte n'y est donc pas, d'autant que le dessin de Ben Bates n'est pas particulièrement recherché.

(2,5/5)

DEADLY CLASS (tome 6, éditions Urban)
scénario : Rick REMENDER (Uncanny Avengers, Strange Girl)
dessin : Wes CRAIG (T.H.U.N.D.E.R. Agents, Guardians of the Galaxy)
genre : thriller
édité chez GIANT GENERATOR, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Deadly Class 27 à 31)

Tandis que le lourd contentieux entre Saya Kuroki et son frère aîné atteint son paroxysme, Marcus Lopez coule des jours heureux au Maxique avec sa bien-aimée Maria, qu'il a sauvée du cartel qui menaçait sa vie. Mais son bonheur est compté, le jour où Quan est missionné par Kenji pour le retrouver. Décidément, la saga de Rick Remender traîne en longueur. Ce n'est qu'en toute fin de chapitre que le rythme s'emballe, mais il est déjà trop tard pour faire oublier l'ennui des premiers épisodes. En ce qui concerne la partie graphique, le style de Wes Craig est clivant, et la colorisation ne fait rien pour l'améliorer.

(2/5)

A.D. AFTER DEATH (éditions Urban)
scénario : Scott SNYDER (Wytches, Batman)
dessin : Jeff LEMIRE (Plutona, Sweet Tooth)
genre : post-apocalyptique / métaphysique
édité chez STUDIO 171, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient A.D. : after Death 1 à 3)

En l'espace de quelques mois, l'humanité a découvert le remède contre la dégénérescence et une bactérie qui provoque une hécatombe à l'échelle mondiale. Parmi les quelques rescapés se trouve Jonah Cooke, le voleur qui a permis de vaincre la mort, et qui, plus de huit cents ans après son accession à l'immortalité, va tenter de racheter ses fautes. Alternant correspondance illustrée et récit séquentiel, la mini-série de Scott Snyder souffre d'un rythme particulièrement haché, la prose manquant de fluidité tandis que la bande dessinée est quasiment muette. La réflexion sur la mortalité reste malgré tout intéressante, et les peintures de Jeff Lemire donnent une allure singulière au récit.

(3/5)

Le LAC de FEU (tome 3, éditions EP)
scénario : Nathan FAIRBAIRN (Batman Incorporated Special) et Jason KAPALKA
dessin : Matt SMITH (the Storyteller : Fairies, FUBAR : by the Sword)
genre : science-fiction / historique
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Lake of Fire 4 & 5)

Théobald de Champagne et Hughes de Blois ont subi l'assaut des créatures extraterrestres aux côtés des villageois qu'ils avaient juré de protéger, mais s'ils veulent tenir leur parole, il va désormais leur falloir attaquer le vaisseau des monstres, et essayer de sauver ceux qu'ils ont capturé. Le troisième et dernier tome de la saga de Nathan Fairbairn et Jason Kapalka aura mis un peu de temps à voir le jour. Les éditions EP nous font déjà l'horreur de publier cinq épisodes en trois volumes, mais ils se paient le luxe de faire trainer la conclusion. Heureusement, le récit est sympathique, et le dessin de Matt Smith a son charme.

(4/5 en V.O., 1,5/5 en V.F. parce que c'est trop cher)

30 JOURS de NUIT (tome 6, éditions Delcourt)
scénario : Matt FRACTION (Casanova, Sex Criminals)
dessin : Ben TEMPLESMITH (Wormwood, Choker)
genre : fantastique / humour
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient 30 Days of Night : Juarez TPB*)

L'excentrique détective Lex Nova se rend à Juarez, au Mexique, pour enquêter sur la disparition de près de quatre cent personnes. Il y est pris à partie par un gang particulièrement violent, mais le pire reste à venir lorsque le Cirque Zéro et son directeur télépathe arrivent sur place. Matt Fraction prend le relais de Steve Niles pour une saga totalement hors continuité, complètement farfelue et pleine d'humour, que met en scène un Ben Templesmith au style pour une fois bien adapté au contexte.

(3,5/5)

CRIMINAL (tome 7, éditions Delcourt)
scénario : Ed BRUBAKER (Sleeper, Captain America)
dessin : Sean PHILLIPS (Kill or Be Killed, the Fade Out)
genre : policier
édité chez BASEMENT GANG, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Criminal Special Edition & Criminal 10th Anniversary Special)

Jeté en prison pour un simple délit juridique, Teeg Lawless découvre rapidement qu'un contrat a été placé sur sa tête, et qu'il va devoir résister aux attaques de nombreux co-détenus pour s'en sortir vivant. Quelques temps plus tard, il parcourt les routes avec son fils pour mettre un terme à une vieille affaire. Pour fêter le passage de sa série chez Image Comics puis son dixième anniversaire, Ed Brubaker donne la préséance à un personnage jusque-là très secondaire de la saga. Les interludes sous la forme de vieux comics, mis en images par Sean Phillips, représentent malgré tout le principal intérêt de ces deux épisodes spéciaux.

(3/5)

INSEXTS (tome 1, éditions Snorgleux)
scénario : Marguerite BENNETT (Animosity, Red Sonja)
dessin : Ariela KRISTANTINA (Deep State, Mata Hari)
genre : fantastique / érotique
édité chez AFTERSHOCK COMICS aux USA (contient Insexts 1 à 7)

Transformée par sa servante et amante Mariah, Lalita est désormais à moitié insectoïde, et elle va se servir de ses capacités pour se débarrasser de son époux, le violent vicomte Bertram, avant de traquer la créature que l'on surnomme le Boucher de Londres, et qui menace les siens. La série de Marguerite Bennett met en avant la condition féminine abominable durant l'époque victorienne pour mieux souligner tout le travail qu'il reste encore à accomplir en la matière. Au delà du message, important, son récit est mal rythmé, et si le dessin d'Ariela Kristantina est plutôt sensuel, il manque de régularité.

(3/5)

My LITTLE PONY (intégrale 5, éditions Urban)
scénario : Ted ANDERSON (the Amazing World of Gumball), Katie COOK (not Brand Echh), Christina RICE (Colonial Comics), Jeremy WHITLEY (the Order of Dagonet) et Thomas ZAHLER (Love and Capes)
dessin : Tony FLEECS (Jeff Steinberg), Jay FOSGITT (Bodie Troll), Agnes GARBOWSKA (DC Super Hero Girls), Brenda HICKEY (Schlock Mercenary) et Andy PRICE (Quantum Leap)
genre : humour / jeune public
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient My Little Pony : Friendship Is Magic 29 à 47)

Alors que Twilight Sparkle doit se rendre de toute urgence à Canterlot pour honorer ses obligations de princesse, les habitants de Ponyville célèbrent en grande pompe la création de leur village. La cérémonie s'annonce grandiose, mais elle est rapidement gâchée par une dispute sur la fondation de la ville. Même les Petits Poneys se déchirent. Pour le dernier tome de la version française, Urban Comics a rassemblé rien moins que quatre arches narratives de la série dérivée de la célèbre licence. Il y a du bon et du moins bon, mais globalement, la lecture n'est pas désagréable. La cible est jeune et le message simple, mais l'aventure mise en scène par Jeremy Whitley ou les expérimentations graphiques d'Andy Price valent le coup d'oeil.

(3/5)

Z NATION (éditions Flamival)
scénario : Craig ENGLER et Fred van LENTE (the Comic Book History of Comics, Action Philosophers)
dessin : Edu MENNA (the Twilight Zone, Quarry's War)
genre : post-apocalyptique
édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Z Nation 1 à 6)

Un an après l'apocalypse zombie qui s'est abattue sur le monde entier, les rares survivants crient famine. Israel Johnson et son groupe sont envoyés par leur supérieur en mission pour trouver un substitut à la nourriture désormais impropre à la consommation. Mais la cargaison est lourdement gardée, sur un paquebot imprenable. Aussi excessive, et par là même ridicule, que la série télévisée dont elle représente une sorte de prologue, la mini-série de Craig Engler et Fred van Lente est également très linéaire, ne présentant que peu de surprises au lecteur. En outre, le dessin d'Edu Menna est particulièrement rigide.

(1,5/5)

* BACK-UP : histoire courte publiée en fin de fascicule, qui peut être ou non liée à l'histoire principale
* TPB : trade paperback, recueil de fascicules ou d'épisodes numériques

PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
the ART of RICHARD THOMPSON, édité chez Andrew McMeel aux USA et chez Urban en France
l'ASCENSION du MAITRE du DONJON (Rise of the Dungeon Master), édité chez Nation Books aux USA et chez Glénat en France
CONTES MACABRES du JAPON (the Faceless Ghost), édité chez Shambhala Publishing aux USA et chez Graph Zeppelin en France
CUL-de-SAC tome 3, édité chez Andrew McMeel aux USA et chez Urban en France
l'ESSENTIEL des GOUINES à SUIVRE tome 2 (the Essential Dykes to Watch Out for), édité chez HMH aux USA et chez Même pas Mal en France
l'EXECUTEUR : les PROIES (Button Man), édité chez Rebellion en Angleterre et chez Délirium en France
FAITH tome 4, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
the FORGOTTEN MAN, édité chez Harper Collins aux USA et chez Steinkis en France
HARBINGERS : RENEGADE tome 1, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
NINJAK tome 5, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
RUBIS et sa CLIQUE tome 1 (Red's Planet), édité chez Harry N. Abrams aux USA et chez Rue de Sèvres en France
STROPPY, édité chez Drawn & Quarterly aux USA et chez Cornélius en France