Première partie : les difficiles débuts
Depuis le premier film basé sur la licence X-Men, les personnages de Marvel Comics se sont imposés au cinéma. Là où, précédemment, c'était surtout la Distinguée Concurrence qui s'était installée, avec notamment la trilogie Superman puis les Batman de Tim Burton et de ses successeurs. Mais l'aventure hollywoodienne des héros de la Maison des Idées, ça date en réalité de bien avant. Petit tour d'horizon.
Dès le début du vingtième siècle, les sérials font les beaux jours des cinémas. Ces petits films feuilletonnants sont à suivre une fois par semaine dans les salles obscures. D'abord muets, ils gagnent assez rapidement la parole, et le genre super-héroïque ne leur échappe pas longtemps. Mandrake, Batman, Superman... En 1944, Captain America est la première adaptation d'un personnage de Timely Comics, l'éditeur qui deviendra Marvel par la suite.
On peut raisonnablement parler d'adaptation libre, puisqu'ici, ce bon vieux Cap' a pour identité secrète celle du district attorney (en gros, procureur, mais à un petit échelon) Grant Gardner, et quand il enfile le costume aux couleurs du drapeau américain, le spandex moule des abdos-bière proéminents. Un costume complété par de jolies chaussures vernies, et si le héros n'a pas de bouclier, il est armé d'un flingue dont il n'hésite pas à se servir ! Et point de super-serum, ni de nazis, du reste, alors qu'à l'époque, le comics en était farci.
En quinze épisodes d'une vingtaine de minutes chacun, Captain America, joué par Dick Purcell, affronte le Scarabée, un archéologue maléfique qui pousse ses pairs au suicide après les avoir dépouillés, et qui, à ma connaissance, est une invention des producteurs. Son identité est connue quasiment dès le début, ce qui est une rareté chez Republic Pictures. Le studio s'était fait une spécialité, en effet, de ne dévoiler son badass qu'en toute fin de sérial, en le démasquant façon Scooby-Doo !
On l'aura compris, le résultat est décevant pour Timely, et comme les sérials du samedi deviennent vite de l'histoire ancienne (sans compter que le milieu du comic-book est en pleine débâcle suite à la création de la commission de censure appelée Comics Code Authority), l'aventure n'est pas prête de se reproduire. Dans les années cinquante, le genre est quasiment à l'abandon à l'exception d'un premier film sur l'Homme d'Acier servant de pilote à la série télévisée Adventures of Superman. Durant la décennie suivante, c'est Batman, avec Adam West dans le rôle-titre, qui sert de seule tête d'affiche au petit monde des super-héros. Marvel Comics, qui renaît tout juste des cendres de Timely, se concentre sur les versions papier de ses personnages, nouveaux ou anciens.
Il faut attendre la fin des années soixante-dix pour que le genre redécolle, au propre comme au figuré, et encore une fois grâce à Supes, version Christopher Reeve. Le deuxième film de ce qui deviendra une tétralogie, en 1980, lance la première véritable vague d'adaptations. Ou plutôt vaguelette, puisque la décennie ne connait que quelques titres, cependant mémorables, comme Robocop ou le premier Batman. Même si le comics est à l'époque publié par Marvel, les deux films dédiés à Conan ne peuvent raisonnablement pas être considérés comme des adaptations de films Marvel.
Par contre, à peu près dans les mêmes eaux, deux personnages de la Maison des Idées vont avoir l'honneur des salles obscures. Celui qui ouvre le bal en 1986, c'est... Howard le canard ! Considéré encore aujourd'hui comme l'un des pires films de toute l'Histoire, Howard the Duck met en scène la création de Steve Gerber (partie intégrante de l'univers Marvel) aux prises avec le démon qui l'a fait venir sur Terre par accident. Le palmipède sera aidé dans cette tâche par sa petite amie humaine, Beverly, et par le laborantin foufou Phil.
Bon, c'est vrai que le héros est représenté par un nain - Ed Gale (Spaceballs) en l’occurrence - en costume pelucheux, c'est vrai que les effets spéciaux ont très mal vieilli, c'est vrai que le film fut un échec tant commercial que critique, et c'est vrai aussi que s'il respecte grosso modo les origines du personnage, il n'en respecte pas vraiment les caractéristiques... mais, mais, mais... Malgré tout ça, la comédie potache, co-produite par George Lucas tout de même, a un côté cu-culte qui ne me déplaît pas.
Trois ans plus tard, c'est le Punisher qui prend vie, dans une co-production australo-américaine qui met en scène Dolph Lundgren (Ivan Drago dans Rocky IV, ou Musclor dans l'adaptation des Maîtres de l'Univers) dans le costume de Frank Castle. Ancien flic qui venge la mort de sa femme en abattant tous les mafieux qui croisent sa route, le justicier ne porte pas, ici, le célèbre crâne en guise de signe de reconnaissance, mais en dehors de ça, le blockbuster d'action est plutôt réglo vis-à-vis du comics. Des méchants très méchants, un anti-héros encore plus méchant, des morts à la pelle et un premier rôle aussi inexpressif que son modèle, tout y est. L'échec est une fois de plus au rendez-vous, sans grande surprise, et on se demande si, un jour, on aura une adaptation de super-héros Marvel qui tienne la route.
En dépit des progrès amenés par la CGI en matière d'effets spéciaux, les années quatre-vingt-dix ne réaliseront pas plus les fantasmes des fans. Avant la révolution apportée par Jurassic Park en matière d'images de synthèse, Captain America est de nouveau la star d'un film, à vrai dire assez confidentiel puisque distribué principalement sur le marché de la VHS, en dehors de quelques pays qui ont eu la chance - ou pas - de le diffuser sur grand écran. Produit par 21st Century Film (rien à voir avec le nouveau nom de la 20th Century Fox) après bien des déboires, le long métrage a pour acteur principal Matt Salinger, dans le rôle de Cap'.
Marrant, parce que le bonhomme a de faux airs de Lundgren parfois, et il est aussi monolithique que lui. Mais ce nouveau Cap' se donne un peu plus les moyens de réussir. Reconstituant avec plus ou moins de fidélité les années quarante, le début du long métrage se concentre sur le combat entre le nouveau super-soldat de l'armée américaine et sa Némésis, le Crâne Rouge, qui est ici fasciste plutôt que nazi. Et si Cap' finit congelé dans l'Arctique, il n'est libéré de sa gangue que dans les années quatre-vingt-dix. Hormis ces deux-trois détails, le personnage est tout de même plus respecté que lors de sa précédente incarnation cinématographique.
Cela ne fait pas un bon film pour autant, puisque tant le rythme, très lent, que le mauvais jeu des différents acteurs et l'illogisme des scènes qu'ils traversent gâchent quelque peu le visionnage. Mais à cette époque, c'est tout de même ce qui se fait de mieux en matière de héros Marvel. C'est dire si le niveau est bas... Et ça ne va guère s'arranger par la suite, puisqu'en 1994, Roger Corman co-produit pour le compte de Constantin Film le premier long-métrage dédié aux Fantastic Four. La plus ancienne des équipes de super-héros de la Maison des Idées n'a jamais eu de chance avec ses adaptations cinématographiques, mais avec le roi du nanar aux commandes, on ne peut que craindre le pire.
Et effectivement, le résultat n'est guère brillant. Aux effets spéciaux calamiteux s'ajoutent un jeu d'acteurs excessif, des costumes cheap et un scénario saugrenu. Les 4 Fantastiques gagnent leurs pouvoirs à peu près de manière conforme, et encore, mais l'intervention du Doctor Doom dans l'accident qui les leur a donné, ou pire encore, du Jeweler (une invention du long-métrage), sont hors-sujet. Réduites à la portion congrue, les scènes d'action sont de toute façon ridicules et répétitives. Le film préfère se concentrer sur le personnage tragique de Ben Grimm et sur son histoire d'amour avec la sculptrice aveugle Alicia Masters.
Ce qui aurait pu être une bonne chose, après tout. Le mélo fait recette et cette partie du comics n'a jamais, rétrospectivement, été traitée depuis par les films tirés de la licence. Le problème, c'est que le réalisateur alterne l'émoi avec la grandiloquence et/ou le risible selon le personnage qui est mis en lumière : lorsque c'est Fatalis, par exemple, on est dans le surjeu permanent et agaçant, tandis que les scènes du Jeweler sont supposées représenter le côté comique. Inspiré sans doute par le Pingouin du Batman Returns de Tim Burton, il n'en retient que l'aspect bouffon.
Du reste, le cast est composé exclusivement d'acteurs de seconde, voire de troisième zone, qui ne connaitront guère de véritable carrière, à l'exception peut-être de Michael Bailey-Smith, qui joue la Chose et qui prendra ensuite le rôle de Belthazor dans la série Charmed. Avec toutes ces tares, ce qui devait arriver arriva : Avi Arad, futur responsable de l'univers cinématographique Marvel et alors producteur exécutif, rachète les droits d'exploitation du film, craignant la catastrophe, et demande à ce que toutes les copies soient détruites. Ce ne sera pas le cas puisque la vidéo est encore trouvable de nos jours sur la Toile, mais une chose est sûre : le long-métrage n'atteindra pas les salles obscures. Ouf !
Mais alors ? L'univers Marvel est-il impossible à transposer sur pellicule ? La fin de la décennie va commencer à prouver le contraire : New Line Cinema a acquis les droits sur un personnage mineur de l'éditeur. Blade est un chasseur de vampires qui a acquis les pouvoirs de ses ennemis suite à la morsure du badass Morbius, et ce dans les pages de Spider-Man. Pour le film, ses origines sont nettement revues. Il est désormais un dhampyr ennemi juré des suceurs de sang, sans peur et sans reproche. Un véritable "army of one" parfaitement calibré pour un blockbuster d'action qui, cette fois-ci, met les petits plats dans les grands.
Son visage public est la superstar Wesley Snipes, qui enchaîne les succès depuis Les Blancs ne Savent pas Sauter jusqu'à U.S. Marshalls, en passant par Demolition Man, Drop Zone, Money Train ou Le Fan. Statique dans son jeu, il excelle par contre dans les scènes de baston parfois époustouflantes, et les effets spéciaux sont pour une fois à la hauteur. Le synopsis n'est pas vraiment creusé, mais l'adrénaline est au rendez-vous et c'est le premier véritable succès d'un personnage Marvel sur grand écran. Certes, les risques étaient moindres que sur une tête d'affiche du catalogue, mais c'est un premier pas encourageant.
samedi 20 octobre 2018
samedi 6 octobre 2018
Sorties comics de septembre
Hasard du calendrier, ce mois de septembre sera celui des séries
inachevées : Glénat et Casterman se sont peut-être donné le mot pour
publier respectivement The Dying & the Dead, qui parait en VO trois
fois tous les deux ans, en gros, et Orc Stain, qui attend encore que
James Stokoe se remette à la planche à dessin. Et on ne compte plus les
séries reportées, parfois sine die. Il en est ainsi, par exemple, de
trois ouvrages consacrés aux Tortues Ninjas, qui sont subitement sortis
des plannings, ou de Shutter, étrangement absent des linéaires.
Heureusement, il y a des titres complets ou en cours de complétion, et
tout aussi intéressants à retenir : Panini qui réédite les épisodes
originaux de la Planète des Singes, Invincible qui touche presque à sa
fin, ou la suite de l'excellentissime Mech Academy, n'en sont que
quelques exemples.
LE COMICS (indé) DU MOIS (de septembre)
RIO (tome 2, éditions Fordis)
scénario et dessin : Doug WILDEY (Johnny Quest, the Outlaw Kid)
genre : western
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Rio TPB*)
Ancien bandit, Rio s'est vu offrir l'amnistie du président Ulysses S. Grant en échange de services pour le compte des Etats-Unis. Dans le premier tome, paru il y a quelques mois (mais passé en dessous de mon radar), il devait enquêter sur un marchand de peaux de bisons en cheville avec un propriétaire de voie ferrée, dont les affaires douteuses provoquent l'émoi des Apaches. Ici, il a reçu une proposition d'embauche de la petite bourgade paisible de Limestone : devenir son nouveau shérif par intérim. L'emploi ressemble à une sinécure, jusqu'au jour où un jeune enfant est kidnappé par deux brigands persuadés de détenir le fils du banquier de la ville, mais qui s'avère être en réalité celui... de Jesse James !
Le western est un genre que Doug Wildey connait bien, et sa création, parue à l'origine chez Eclipse Comics, est une réussite tant sur le plan graphique, bien évidemment, que sur celui du storytelling. Sans réinventer la poudre, le créateur de Johnny Quest la fait parler et il est fort agréable de retrouver l'intégralité de ses épisodes compilée en quatre albums. Pour ce deuxième volet, il retourne à son personnage fétiche, pour une aventure complète publiée à la base par Marvel. Le scénario est un peu moins cohérent que précédemment, et les coups de théâtre sont grossiers, mais les dessins du maître valent toujours le coup d'oeil, d'autant qu'ils sont ici entièrement colorisés.
DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
GOD COUNTRY (éditions Urban)
scénario : Donny CATES (Redneck, Buzzkill)
dessin : Geoff SHAW (the Paybacks, a Town Called Dragon)
genre : fantastique
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient God Country 1 à 6)
Lorsqu'une tornade d'origine surnaturelle frappe sa vieille masure texane, Emmett Quinlan entre en possession de l'épée magique Valofax, qui non seulement le rend invincible, mais lui rend également la mémoire que la maladie d'Alzheimer lui avait volé. Néanmoins, l'artefact attise la convoitise d'Aristus, le dieu de la guerre, et de son père. Curieux mélange d'épopée mythologique et de drame à l'échelle humaine, la mini-série de Donny Cates est à la fois spectaculaire lors des nombreuses joutes épiques qu'elle met en scène, et bouleversante lors des moments plus intimistes. Geoff Shaw parvient à concilier ces deux facettes par son trait puissant.
(4/5)
GREEN VALLEY (éditions Delcourt)
scénario : Max LANDIS (Back to Mysterious Island, Superman : American Alien)
dessin : Giuseppe CAMUNCOLI (the Amazing Spider-Man, Batman : Europa)
genre : heroic-fantasy / science-fiction
édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Green Valley 1 à 9)
En défiant Brutus Gargus de Pendergast, les Chevaliers de Kelodia se sont attiré l'inimitié des hordes barbares et y ont perdu leur royaume. Pire encore, Sir Bertwald d'Edendale a vu son épouse mourir sous ses yeux, et depuis, plus rien n'a d'importance à ses yeux. Jusqu'à ce qu'un jeune émissaire du petit village de Green Valley ne vienne quérir l'aide des héros déchus... Pour difficilement crédible qu'elle soit, l'histoire de Max Landis fonctionne plutôt bien, grâce à ses personnages attachants mais aussi, peut-être, de par son déroulé rocambolesque. Le dessin assuré de Giuseppe Camuncoli est également un bon point à mettre à son crédit.
(3,5/5)
METAL GEAR SOLID (tome 2, éditions Mana Books)
scénario : Matt FRACTION (Casanova) et Alex GARNER (C.V.O. : Covert Vampiric Operations)
dessin : Rufus DAYGLO (Tank Girl) et Ashley WOOD (Popbot)
genre : espionnage / fantastique
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Metal Gear Solid : Sons of Liberty 0 à 12)
Un tanker militaire américain, contenant le dernier prototype de Metal Gear, a été pris en otage par les mercenaires russes à la solde du colonel Gurlukovich, et Philanthropy, l'agence créée par Solid Snake et Otacon, a été mandatée pour le libérer. Deux ans plus tard, le jeune Raiden est chargé par ses supérieurs d'abattre le légendaire espion. Fidèle au deuxième épisode du reboot de la franchise vidéoludique de Hideo Kojima, Alex Garner en suit scrupuleusement le scénario, s'autorisant simplement quelques raccourcis pour s'adapter au format. Les illustrations d'Ashley Wood sont un peu plus travaillées que précédemment, et plus lisibles.
(3/5)
La PLANETE des SINGES (tome 1, éditions Panini)
scénario : Doug MOENCH (Batman, Godzilla)
dessin : Mike PLOOG (the Stardust Kid), Tom SUTTON (Bizarre Bondage) et Herb TRIMPE (the Incredible Hulk)
genre : post-apo
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Planet of the Apes : Archive vol.* 1)
Jason vivait en paix dans un petit village à majorité simiesque, jusqu'au jour où ses parents se sont fait massacrer par un petit groupe de gorilles radicalisés. Désormais, le jeune homme ne cherche qu'à venger sa famille, et son ami, le chimpanzé Alexander, va avoir du mal à le raisonner. Compilant l'intégralité de la première série dédiée à l'oeuvre cinématographique inspirée par le roman de Pierre Boulle, les quatre volumes de cette archive permettent de retrouver les scenarii imaginés par Doug Moench, pleins de rebondissements mais bien peu cohérents. Et si la mise en image de Mike Ploog est somptueuse, ses successeurs sont un peu moins séduisants.
(3/5)
STAR WARS AVENTURES (tome 2, éditions Delcourt)
scénario : Ben ACKER (Kings Quest), Ben BLACKER (Deadpool V Gambit), Delilah DAWSON (Ladycastle), Shannon DENTON (Graveslinger), Alan TUDYK (Spectrum) et Landry Q. WALKER (Filthy Habits)
dessin : Arianna FLOREAN (Doctor Who), Eric JONES (Danger Club) et Annie WU (Black Canary)
genre : science-fiction
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Star Wars Adventures 3 à 5)
Une créature malicieuse s'est infiltrée à bord du Finalizer, et Finn tente par tous les moyens de la capturer, au prix de gros dégâts. Bien des années plus tôt, Luke Skywalker se retrouve prisonnier de l'Empire, et il revient à Leia Organa de le tirer de ce mauvais pas, quitte à sacrifier l'alliance entre la Rebellion et la planète Tibrin. L'anthologie cartoony d'IDW Publishing poursuit son bonhomme de chemin avec un certain bonheur. Les différentes histoires présentées dans ce deuxième tome sont pour la plupart amusantes et bien rythmées, et la partie graphique est généralement à la hauteur, même si les personnages tels que dessinés ici ne ressemblent pas vraiment à leurs interprètes.
(3/5)
Les JOIES du SEX-TOY et AUTRES PRATIQUES SEXUELLES (tome 1, éditions Glénat)
scénario : Lucy BELLWOOD (Baggywrinkles), Amy T. FALCONE, Emi GENNIS (the Plunge), Kyell GOLD, Erika GRECO, Lucy KNISLEY (an Age of License), Amanda LAFRENAIS, Erika MOEN (Bombshells), Emily NAGOSKI, Matthew NOLAN, Sam ORCHARD, Leslie ORTEGO et VALERIE
dessin : ADAM, Lucy BELLWOOD (100 Demon Dialogues), Brad BROWN, Amy T. FALCONE, Emi GENNIS (the Collyer Brothers), Erika GRECO, KEOVI, Lucy KNISLEY (Displacement), Amanda LAFRENAIS, Erika MOEN (Bucko), Sam ORCHARD et Rich STEVENS (Diesel Sweeties)
genre : érotique / humour
édité chez ONI PRESS aux USA (contient Oh, Joy ! Sextoy ! vol* 1)
Erika Moen et son époux, Matthew Nolan, essaient les différents jouets à vocation sexuelle disponibles sur le marché et explorent toutes les facettes de la sensualité, en rappelant également les règles élémentaires en matière de protection, pour se faire plaisir sans prendre de risques. Se présentant à l'origine sous la forme d'un webcomics, la série d'Erika Moen et Matthew Nolan traite du sexe sous toutes ses formes, sans pudibonderie et avec - un peu d'- humour. Si l'on passe outre l'effet catalogue et la publicité déguisée, on y trouve quelques conseils non dénués de sens.
(2,5/5)
INVINCIBLE (tome 23, éditions Delcourt)
scénario : Robert KIRKMAN (the Walking Dead, Battle Pope)
dessin : Cory WALKER (Destroyer, Science Dog)
genre : super-héros
édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Invincible 127 à 132)
Invincible a perdu cinq ans lors de son voyage temporel, durant lesquels sa fille a grandi sans père, et sa femme a un temps refait sa vie. Tentant de se réadapter à la vie courante, il doit pourtant faire face au retour des Viltrumites, ainsi qu'à l'invasion avortée de la Terre par les Techniciens. Reprise tant bien que mal par Cory Walker à la planche à dessin, pour laisser le temps à son prédécesseur de travailler sur sa propre série, la saga de Robert Kirkman manque un peu de punch durant cette arche narrative qui, pourtant, ne ménage pas les coups de théâtre.
(3/5)
The DYING & the DEAD (tome 1, éditions Glénat)
scénario : Jonathan HICKMAN (East of West, the Black Monday Murders)
dessin : Ryan BODENHEIM (Halcyon, X-O Manowar)
genre : guerre / mystique
édité chez PRONEA, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient The Dying & the Dead 1 à 5)
Le Bah al'Sharur a été volé par une mystérieuse armée de clones, et les Baduri n'ont d'autre choix, malgré toute leur puissance, que de conclure un pacte avec le colonel Edward James Canning : s'il veut sauver sa femme, il doit retrouver l'artefact. Pour y parvenir, il s'adjoint les services de ses anciens subordonnés. Comme souvent, Jonathan Hickman débute son récit par un nombre effrayant de mystères, qu'il résout théoriquement petit à petit. Ici, ce n'est pas le cas : la série a pris tellement de retard qu'elle semble ne vouloir déboucher sur rien. Frustrante, elle a au moins le mérite d'être joliment dessinée.
(3/5)
DEVOLUTION (éditions Glénat)
scénario : Rick REMENDER (Low, Tokyo Ghost)
dessin : Jonathan WAYSHAK (Ferryman, Call of Duty : Zombies)
genre : post-apo
édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Devolution 1 à 5)
Croyant pouvoir empêcher l'être humain de détruire la Terre à petit feu, une poignée de scientifiques a inventé le DVO-8, un agent rmutagène qui, hélas, a eu plus d'effet qu'escompté. Désormais, le règne animal dans son entièreté a regressé, mais Raja est persuadée qu'il existe un remède à cette dévolution. Les récits de Rick Remender sont dans la plupart des cas désenchantés, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Et en dehors d'une conclusion quelque peu bâclée, il s'avère plutôt intéressant, d'autant que les dessins de Jonathan Wayshak dégagent une rare puissance.
(3/5)
LETTER 44 (tome 6, éditions Glénat)
scénario : Charles SOULE (Daredevil, All-New Inhumans)
dessin : Alberto JIMENEZ ALBURQUERQUE (Mystery Girl, Savage Sword)
genre : politique / science-fiction
édité chez ONI PRESS aux USA (contient Letter 44 29 à 31 & 33 à 35)
Le Clarke s'est écrasé sur Mars, et son équipage essaie tant bien que mal de survivre malgré les dégâts sur le vaisseau et l'attaque des Bâtisseurs. Sur Terre, le major Gabriel Drum révèle au président Stephen Blades que le marché consistant à sauver quelques centaines de personnes de la fin du monde imminente, vient de tomber à l'eau... Charles Soule met les bouchées doubles pour conclure sa série, mais il termine sur une note tout aussi peu crédible que celles qui l'ont précédée. Les coups de théâtre sont bien là, mais ils débouchent sur un discours naïf et ethnocentré. Qui plus est, le dessin d'Alberto Alburquerque est une fois de plus désagréable à l'oeil.
(2/5)
SHIRTLESS BEAR-FIGHTER ! (éditions Hi Comics)
scénario : Sebastian GIRNER (Scales & Scoundrels) et Jody LEHEUP (the Weatherman)
dessin : Nil VENDRELL
genre : fantastique / humour
édité chez FUZZY WIPES, LLC., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Shirtless Bear-Fighter ! 1 à 5)
Le FBI a besoin du Shirtless Bear-Fighter pour repousser l'attaque d'ours terroristes qui menacent Major City. L'agent Suzie Silva découvre que le supposé messie est un surpuissant sauvage, en guerre tout à la fois contre les ursidés qui l'ont élevé, et contre Jaxson Logger, le milliardaire qui veut détruire sa forêt. Absurde, surréaliste mais finalement pas plus stupide que certaines séries super-héroïques qu'elle semble pasticher, l'histoire de Jody Leheup et Sebastian Girner est plutôt amusante. Elle est en tout cas originale à souhait, et le dessin de Nil Vendrell est très correct.
(3,5/5)
MECH ACADEMY (tome 2, éditions Casterman)
scénario : Greg PAK (the Incredible Hulk, Herc)
dessin : Takeshi MIYAZAWA (Ms. Marvel, Robotech : Invasion)
genre : science-fiction
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Mech Cadet Yu 5 à
Pour avoir désobéi aux ordres, Stanford Yu et les autres cadets de son équipe sont interdits de mission et réassignés au groupe de nettoyage chargé d'éliminer les oeufs des Sharg qui ont attaqué la Terre. Malheureusement, certains ont éclos, et les nouveaux-nés sont peu ou prou aussi dangereux que leurs parents. Greg Pak fait monter la tension et ne laisse jamais souffler ses personnages. Cette deuxième arche narrative est encore plus palpitante que la précédente, au point qu'elle en deviendrait presque oppressante. Au dessin, Takeshi Miyazawa est toujours aussi efficace.
(4/5)
ORC STAIN (tome 1, éditions Casterman)
scénario et dessin : James STOKOE (Wonton Soup, Godzilla : the Half-Century War)
genre : heroic-fantasy
édité chez SLAUGHTER COMIX, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Orc Stain 1 à 5)
L'Orctsar est parvenu à unir son peuple sous une seule et même bannière, mais il lui manque une clef pour conquérir l'ensemble des royaumes : un orc borgne aux grands talents de voleur. Justement, Un-Oeil est un expert en la matière, et il est capable de trouver la faille dans toute structure, aussi imposante soit-elle. La saga imaginée par James Stokoe est indéniablement originale. Elle met en scène des personnages peu habitués aux premiers rôles, et son univers bigarré, que l'auteur dessine avec force détails et un découpage excessivement nerveux, ne manque pas de folie.
(3,5/5)
ESCAPE from NEY YORK (tome 3, éditions Réflexions)
scénario : Christopher SEBELA (Dead Letters, Ghost)
dessin : Maxim SIMIC
genre : post-apo
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Escape from New York 9 à 12)
Snake Plissken s'était retiré dans une bourgade tranquille du Canada, mais suite à la tentative d'assassinat sur sa personne, qui a coûté la vie à ses amis, il décide de retourner aux Etats-Unis pour se venger de l'ancien président Benedict Arnold et de ses troupes de tueurs. Toujours aussi excessive dans son déroulé, la série de Christopher Sebela ne manque clairement pas de rythme. Du reste, l'auteur maintient le tempo au moyen d'ellipses parfois grossières. Pour autant, cette arche narrative est assez agréable à lire, même si le dessin de Maxim Simic est brouillon.
(2,5/5)
UNHOLY GRAIL (éditions Snorgleux)
scénario : Cullen BUNN (the Sixth Gun, the Damned)
dessin : Mirko COLAK (Kingsway West, Brothers Dracul)
genre : médiéval-fantastique
édité chez AFTERSHOCK COMICS aux USA (contient Unholy Grail 1 à 5)
Perceval de Galles est revenu avec le Graal, mais à son retour, il découvre Camelot en ruines et sa populace décimée. Merlin a menti depuis le début, il a causé la perte du roi Arthur et même le précieux artefact, recherché durant des années par les Chevaliers de la Table Ronde, ne pourra sauver l'Angleterre... Cullen Bunn ne s'embarrasse pas de fioritures, et résume grossièrement le cycle arthurien en une mini-série centrée sur le personnage de Merlin, qu'il présente comme une succession désordonnée des scènes les plus connues du mythe. Un peu brusque, le récit est par contre dessiné de manière agréable.
(3/5)
* TPB : trade paperback, recueil de fascicules ou d'épisodes numériques
* VOLUME : numéro d'identifiant d'une série
PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
the ART of RICHARD THOMPSON, édité chez Andrew McMill aux USA et chez Urban en France
DRAGONS tome 1, édité chez Titan Comics aux USA et chez Soleil en France
les EFFROYABLES MISSIONS de MARGO MALOO tome 2 (the Creepy Casefiles of Margo Maloo), édité chez First Second aux USA et chez Gallimard en France
FAITH et la FUTURE FORCE (Faith & the Future Force), édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
FRANK CHO : ART BOOK (Drawing Beautiful Women : the Frank Cho Method), édité chez Flesk Publications aux USA et chez Delcourt en France
HARBINGER : RENEGADE tome 2, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
JOE SHUSTER (the Joe Shuster's Story), édité chez Super Genius aux USA et chez Urban en France
the LAST AMERICAN, édité chez Rebellion en Angleterre et chez Délirium en France
LOCKE & KEY intégrale 5, édité chez IDW Publishing aux USA et chez Hi Comics en France (déjà chroniqué lorsque l'éditeur s'appelait Milady Graphics)
le MANIFESTE du PARTI COMMUNISTE (the Communist Manifesto), édité chez SelfMadeHero aux USA et aux Editions de l'An 2 en France
MUTTS tome 3, édité chez Andrews McMill aux USA et chez Les Rêveurs en France
la PASSIONNANTE HISTOIRE des JEUX VIDEO en COMICS (the Comic Book Story of Videogames), édité chez Ten Speed aux USA et chez Omake en France
RAMSHACKLE, édité chez Conundrum Press au Canada et chez Rue Echiquier en France
RIVERDALE PRESENTE BETTY & VERONICA tome 1 (Riverdale : Betty & Veronica), édité chez Archie aux USA et chez Glénat en France
SABRINA, édité chez Drawn & Quarterly aux USA et chez Presque Lune en France
SIR ALFRED, édité chez Pigeon Press aux USA et chez Dargaud en France
la TETE dans les NUAGES (Cartoon Clouds), édité chez Fantagraphics aux USA et chez Delcourt en France
LE COMICS (indé) DU MOIS (de septembre)
RIO (tome 2, éditions Fordis)
scénario et dessin : Doug WILDEY (Johnny Quest, the Outlaw Kid)
genre : western
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Rio TPB*)
Ancien bandit, Rio s'est vu offrir l'amnistie du président Ulysses S. Grant en échange de services pour le compte des Etats-Unis. Dans le premier tome, paru il y a quelques mois (mais passé en dessous de mon radar), il devait enquêter sur un marchand de peaux de bisons en cheville avec un propriétaire de voie ferrée, dont les affaires douteuses provoquent l'émoi des Apaches. Ici, il a reçu une proposition d'embauche de la petite bourgade paisible de Limestone : devenir son nouveau shérif par intérim. L'emploi ressemble à une sinécure, jusqu'au jour où un jeune enfant est kidnappé par deux brigands persuadés de détenir le fils du banquier de la ville, mais qui s'avère être en réalité celui... de Jesse James !
Le western est un genre que Doug Wildey connait bien, et sa création, parue à l'origine chez Eclipse Comics, est une réussite tant sur le plan graphique, bien évidemment, que sur celui du storytelling. Sans réinventer la poudre, le créateur de Johnny Quest la fait parler et il est fort agréable de retrouver l'intégralité de ses épisodes compilée en quatre albums. Pour ce deuxième volet, il retourne à son personnage fétiche, pour une aventure complète publiée à la base par Marvel. Le scénario est un peu moins cohérent que précédemment, et les coups de théâtre sont grossiers, mais les dessins du maître valent toujours le coup d'oeil, d'autant qu'ils sont ici entièrement colorisés.
DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
GOD COUNTRY (éditions Urban)
scénario : Donny CATES (Redneck, Buzzkill)
dessin : Geoff SHAW (the Paybacks, a Town Called Dragon)
genre : fantastique
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient God Country 1 à 6)
Lorsqu'une tornade d'origine surnaturelle frappe sa vieille masure texane, Emmett Quinlan entre en possession de l'épée magique Valofax, qui non seulement le rend invincible, mais lui rend également la mémoire que la maladie d'Alzheimer lui avait volé. Néanmoins, l'artefact attise la convoitise d'Aristus, le dieu de la guerre, et de son père. Curieux mélange d'épopée mythologique et de drame à l'échelle humaine, la mini-série de Donny Cates est à la fois spectaculaire lors des nombreuses joutes épiques qu'elle met en scène, et bouleversante lors des moments plus intimistes. Geoff Shaw parvient à concilier ces deux facettes par son trait puissant.
(4/5)
GREEN VALLEY (éditions Delcourt)
scénario : Max LANDIS (Back to Mysterious Island, Superman : American Alien)
dessin : Giuseppe CAMUNCOLI (the Amazing Spider-Man, Batman : Europa)
genre : heroic-fantasy / science-fiction
édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Green Valley 1 à 9)
En défiant Brutus Gargus de Pendergast, les Chevaliers de Kelodia se sont attiré l'inimitié des hordes barbares et y ont perdu leur royaume. Pire encore, Sir Bertwald d'Edendale a vu son épouse mourir sous ses yeux, et depuis, plus rien n'a d'importance à ses yeux. Jusqu'à ce qu'un jeune émissaire du petit village de Green Valley ne vienne quérir l'aide des héros déchus... Pour difficilement crédible qu'elle soit, l'histoire de Max Landis fonctionne plutôt bien, grâce à ses personnages attachants mais aussi, peut-être, de par son déroulé rocambolesque. Le dessin assuré de Giuseppe Camuncoli est également un bon point à mettre à son crédit.
(3,5/5)
METAL GEAR SOLID (tome 2, éditions Mana Books)
scénario : Matt FRACTION (Casanova) et Alex GARNER (C.V.O. : Covert Vampiric Operations)
dessin : Rufus DAYGLO (Tank Girl) et Ashley WOOD (Popbot)
genre : espionnage / fantastique
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Metal Gear Solid : Sons of Liberty 0 à 12)
Un tanker militaire américain, contenant le dernier prototype de Metal Gear, a été pris en otage par les mercenaires russes à la solde du colonel Gurlukovich, et Philanthropy, l'agence créée par Solid Snake et Otacon, a été mandatée pour le libérer. Deux ans plus tard, le jeune Raiden est chargé par ses supérieurs d'abattre le légendaire espion. Fidèle au deuxième épisode du reboot de la franchise vidéoludique de Hideo Kojima, Alex Garner en suit scrupuleusement le scénario, s'autorisant simplement quelques raccourcis pour s'adapter au format. Les illustrations d'Ashley Wood sont un peu plus travaillées que précédemment, et plus lisibles.
(3/5)
La PLANETE des SINGES (tome 1, éditions Panini)
scénario : Doug MOENCH (Batman, Godzilla)
dessin : Mike PLOOG (the Stardust Kid), Tom SUTTON (Bizarre Bondage) et Herb TRIMPE (the Incredible Hulk)
genre : post-apo
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Planet of the Apes : Archive vol.* 1)
Jason vivait en paix dans un petit village à majorité simiesque, jusqu'au jour où ses parents se sont fait massacrer par un petit groupe de gorilles radicalisés. Désormais, le jeune homme ne cherche qu'à venger sa famille, et son ami, le chimpanzé Alexander, va avoir du mal à le raisonner. Compilant l'intégralité de la première série dédiée à l'oeuvre cinématographique inspirée par le roman de Pierre Boulle, les quatre volumes de cette archive permettent de retrouver les scenarii imaginés par Doug Moench, pleins de rebondissements mais bien peu cohérents. Et si la mise en image de Mike Ploog est somptueuse, ses successeurs sont un peu moins séduisants.
(3/5)
STAR WARS AVENTURES (tome 2, éditions Delcourt)
scénario : Ben ACKER (Kings Quest), Ben BLACKER (Deadpool V Gambit), Delilah DAWSON (Ladycastle), Shannon DENTON (Graveslinger), Alan TUDYK (Spectrum) et Landry Q. WALKER (Filthy Habits)
dessin : Arianna FLOREAN (Doctor Who), Eric JONES (Danger Club) et Annie WU (Black Canary)
genre : science-fiction
édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Star Wars Adventures 3 à 5)
Une créature malicieuse s'est infiltrée à bord du Finalizer, et Finn tente par tous les moyens de la capturer, au prix de gros dégâts. Bien des années plus tôt, Luke Skywalker se retrouve prisonnier de l'Empire, et il revient à Leia Organa de le tirer de ce mauvais pas, quitte à sacrifier l'alliance entre la Rebellion et la planète Tibrin. L'anthologie cartoony d'IDW Publishing poursuit son bonhomme de chemin avec un certain bonheur. Les différentes histoires présentées dans ce deuxième tome sont pour la plupart amusantes et bien rythmées, et la partie graphique est généralement à la hauteur, même si les personnages tels que dessinés ici ne ressemblent pas vraiment à leurs interprètes.
(3/5)
Les JOIES du SEX-TOY et AUTRES PRATIQUES SEXUELLES (tome 1, éditions Glénat)
scénario : Lucy BELLWOOD (Baggywrinkles), Amy T. FALCONE, Emi GENNIS (the Plunge), Kyell GOLD, Erika GRECO, Lucy KNISLEY (an Age of License), Amanda LAFRENAIS, Erika MOEN (Bombshells), Emily NAGOSKI, Matthew NOLAN, Sam ORCHARD, Leslie ORTEGO et VALERIE
dessin : ADAM, Lucy BELLWOOD (100 Demon Dialogues), Brad BROWN, Amy T. FALCONE, Emi GENNIS (the Collyer Brothers), Erika GRECO, KEOVI, Lucy KNISLEY (Displacement), Amanda LAFRENAIS, Erika MOEN (Bucko), Sam ORCHARD et Rich STEVENS (Diesel Sweeties)
genre : érotique / humour
édité chez ONI PRESS aux USA (contient Oh, Joy ! Sextoy ! vol* 1)
Erika Moen et son époux, Matthew Nolan, essaient les différents jouets à vocation sexuelle disponibles sur le marché et explorent toutes les facettes de la sensualité, en rappelant également les règles élémentaires en matière de protection, pour se faire plaisir sans prendre de risques. Se présentant à l'origine sous la forme d'un webcomics, la série d'Erika Moen et Matthew Nolan traite du sexe sous toutes ses formes, sans pudibonderie et avec - un peu d'- humour. Si l'on passe outre l'effet catalogue et la publicité déguisée, on y trouve quelques conseils non dénués de sens.
(2,5/5)
INVINCIBLE (tome 23, éditions Delcourt)
scénario : Robert KIRKMAN (the Walking Dead, Battle Pope)
dessin : Cory WALKER (Destroyer, Science Dog)
genre : super-héros
édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Invincible 127 à 132)
Invincible a perdu cinq ans lors de son voyage temporel, durant lesquels sa fille a grandi sans père, et sa femme a un temps refait sa vie. Tentant de se réadapter à la vie courante, il doit pourtant faire face au retour des Viltrumites, ainsi qu'à l'invasion avortée de la Terre par les Techniciens. Reprise tant bien que mal par Cory Walker à la planche à dessin, pour laisser le temps à son prédécesseur de travailler sur sa propre série, la saga de Robert Kirkman manque un peu de punch durant cette arche narrative qui, pourtant, ne ménage pas les coups de théâtre.
(3/5)
The DYING & the DEAD (tome 1, éditions Glénat)
scénario : Jonathan HICKMAN (East of West, the Black Monday Murders)
dessin : Ryan BODENHEIM (Halcyon, X-O Manowar)
genre : guerre / mystique
édité chez PRONEA, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient The Dying & the Dead 1 à 5)
Le Bah al'Sharur a été volé par une mystérieuse armée de clones, et les Baduri n'ont d'autre choix, malgré toute leur puissance, que de conclure un pacte avec le colonel Edward James Canning : s'il veut sauver sa femme, il doit retrouver l'artefact. Pour y parvenir, il s'adjoint les services de ses anciens subordonnés. Comme souvent, Jonathan Hickman débute son récit par un nombre effrayant de mystères, qu'il résout théoriquement petit à petit. Ici, ce n'est pas le cas : la série a pris tellement de retard qu'elle semble ne vouloir déboucher sur rien. Frustrante, elle a au moins le mérite d'être joliment dessinée.
(3/5)
DEVOLUTION (éditions Glénat)
scénario : Rick REMENDER (Low, Tokyo Ghost)
dessin : Jonathan WAYSHAK (Ferryman, Call of Duty : Zombies)
genre : post-apo
édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Devolution 1 à 5)
Croyant pouvoir empêcher l'être humain de détruire la Terre à petit feu, une poignée de scientifiques a inventé le DVO-8, un agent rmutagène qui, hélas, a eu plus d'effet qu'escompté. Désormais, le règne animal dans son entièreté a regressé, mais Raja est persuadée qu'il existe un remède à cette dévolution. Les récits de Rick Remender sont dans la plupart des cas désenchantés, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Et en dehors d'une conclusion quelque peu bâclée, il s'avère plutôt intéressant, d'autant que les dessins de Jonathan Wayshak dégagent une rare puissance.
(3/5)
LETTER 44 (tome 6, éditions Glénat)
scénario : Charles SOULE (Daredevil, All-New Inhumans)
dessin : Alberto JIMENEZ ALBURQUERQUE (Mystery Girl, Savage Sword)
genre : politique / science-fiction
édité chez ONI PRESS aux USA (contient Letter 44 29 à 31 & 33 à 35)
Le Clarke s'est écrasé sur Mars, et son équipage essaie tant bien que mal de survivre malgré les dégâts sur le vaisseau et l'attaque des Bâtisseurs. Sur Terre, le major Gabriel Drum révèle au président Stephen Blades que le marché consistant à sauver quelques centaines de personnes de la fin du monde imminente, vient de tomber à l'eau... Charles Soule met les bouchées doubles pour conclure sa série, mais il termine sur une note tout aussi peu crédible que celles qui l'ont précédée. Les coups de théâtre sont bien là, mais ils débouchent sur un discours naïf et ethnocentré. Qui plus est, le dessin d'Alberto Alburquerque est une fois de plus désagréable à l'oeil.
(2/5)
SHIRTLESS BEAR-FIGHTER ! (éditions Hi Comics)
scénario : Sebastian GIRNER (Scales & Scoundrels) et Jody LEHEUP (the Weatherman)
dessin : Nil VENDRELL
genre : fantastique / humour
édité chez FUZZY WIPES, LLC., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Shirtless Bear-Fighter ! 1 à 5)
Le FBI a besoin du Shirtless Bear-Fighter pour repousser l'attaque d'ours terroristes qui menacent Major City. L'agent Suzie Silva découvre que le supposé messie est un surpuissant sauvage, en guerre tout à la fois contre les ursidés qui l'ont élevé, et contre Jaxson Logger, le milliardaire qui veut détruire sa forêt. Absurde, surréaliste mais finalement pas plus stupide que certaines séries super-héroïques qu'elle semble pasticher, l'histoire de Jody Leheup et Sebastian Girner est plutôt amusante. Elle est en tout cas originale à souhait, et le dessin de Nil Vendrell est très correct.
(3,5/5)
MECH ACADEMY (tome 2, éditions Casterman)
scénario : Greg PAK (the Incredible Hulk, Herc)
dessin : Takeshi MIYAZAWA (Ms. Marvel, Robotech : Invasion)
genre : science-fiction
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Mech Cadet Yu 5 à
Pour avoir désobéi aux ordres, Stanford Yu et les autres cadets de son équipe sont interdits de mission et réassignés au groupe de nettoyage chargé d'éliminer les oeufs des Sharg qui ont attaqué la Terre. Malheureusement, certains ont éclos, et les nouveaux-nés sont peu ou prou aussi dangereux que leurs parents. Greg Pak fait monter la tension et ne laisse jamais souffler ses personnages. Cette deuxième arche narrative est encore plus palpitante que la précédente, au point qu'elle en deviendrait presque oppressante. Au dessin, Takeshi Miyazawa est toujours aussi efficace.
(4/5)
ORC STAIN (tome 1, éditions Casterman)
scénario et dessin : James STOKOE (Wonton Soup, Godzilla : the Half-Century War)
genre : heroic-fantasy
édité chez SLAUGHTER COMIX, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Orc Stain 1 à 5)
L'Orctsar est parvenu à unir son peuple sous une seule et même bannière, mais il lui manque une clef pour conquérir l'ensemble des royaumes : un orc borgne aux grands talents de voleur. Justement, Un-Oeil est un expert en la matière, et il est capable de trouver la faille dans toute structure, aussi imposante soit-elle. La saga imaginée par James Stokoe est indéniablement originale. Elle met en scène des personnages peu habitués aux premiers rôles, et son univers bigarré, que l'auteur dessine avec force détails et un découpage excessivement nerveux, ne manque pas de folie.
(3,5/5)
ESCAPE from NEY YORK (tome 3, éditions Réflexions)
scénario : Christopher SEBELA (Dead Letters, Ghost)
dessin : Maxim SIMIC
genre : post-apo
édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Escape from New York 9 à 12)
Snake Plissken s'était retiré dans une bourgade tranquille du Canada, mais suite à la tentative d'assassinat sur sa personne, qui a coûté la vie à ses amis, il décide de retourner aux Etats-Unis pour se venger de l'ancien président Benedict Arnold et de ses troupes de tueurs. Toujours aussi excessive dans son déroulé, la série de Christopher Sebela ne manque clairement pas de rythme. Du reste, l'auteur maintient le tempo au moyen d'ellipses parfois grossières. Pour autant, cette arche narrative est assez agréable à lire, même si le dessin de Maxim Simic est brouillon.
(2,5/5)
UNHOLY GRAIL (éditions Snorgleux)
scénario : Cullen BUNN (the Sixth Gun, the Damned)
dessin : Mirko COLAK (Kingsway West, Brothers Dracul)
genre : médiéval-fantastique
édité chez AFTERSHOCK COMICS aux USA (contient Unholy Grail 1 à 5)
Perceval de Galles est revenu avec le Graal, mais à son retour, il découvre Camelot en ruines et sa populace décimée. Merlin a menti depuis le début, il a causé la perte du roi Arthur et même le précieux artefact, recherché durant des années par les Chevaliers de la Table Ronde, ne pourra sauver l'Angleterre... Cullen Bunn ne s'embarrasse pas de fioritures, et résume grossièrement le cycle arthurien en une mini-série centrée sur le personnage de Merlin, qu'il présente comme une succession désordonnée des scènes les plus connues du mythe. Un peu brusque, le récit est par contre dessiné de manière agréable.
(3/5)
* TPB : trade paperback, recueil de fascicules ou d'épisodes numériques
* VOLUME : numéro d'identifiant d'une série
PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
the ART of RICHARD THOMPSON, édité chez Andrew McMill aux USA et chez Urban en France
DRAGONS tome 1, édité chez Titan Comics aux USA et chez Soleil en France
les EFFROYABLES MISSIONS de MARGO MALOO tome 2 (the Creepy Casefiles of Margo Maloo), édité chez First Second aux USA et chez Gallimard en France
FAITH et la FUTURE FORCE (Faith & the Future Force), édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
FRANK CHO : ART BOOK (Drawing Beautiful Women : the Frank Cho Method), édité chez Flesk Publications aux USA et chez Delcourt en France
HARBINGER : RENEGADE tome 2, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
JOE SHUSTER (the Joe Shuster's Story), édité chez Super Genius aux USA et chez Urban en France
the LAST AMERICAN, édité chez Rebellion en Angleterre et chez Délirium en France
LOCKE & KEY intégrale 5, édité chez IDW Publishing aux USA et chez Hi Comics en France (déjà chroniqué lorsque l'éditeur s'appelait Milady Graphics)
le MANIFESTE du PARTI COMMUNISTE (the Communist Manifesto), édité chez SelfMadeHero aux USA et aux Editions de l'An 2 en France
MUTTS tome 3, édité chez Andrews McMill aux USA et chez Les Rêveurs en France
la PASSIONNANTE HISTOIRE des JEUX VIDEO en COMICS (the Comic Book Story of Videogames), édité chez Ten Speed aux USA et chez Omake en France
RAMSHACKLE, édité chez Conundrum Press au Canada et chez Rue Echiquier en France
RIVERDALE PRESENTE BETTY & VERONICA tome 1 (Riverdale : Betty & Veronica), édité chez Archie aux USA et chez Glénat en France
SABRINA, édité chez Drawn & Quarterly aux USA et chez Presque Lune en France
SIR ALFRED, édité chez Pigeon Press aux USA et chez Dargaud en France
la TETE dans les NUAGES (Cartoon Clouds), édité chez Fantagraphics aux USA et chez Delcourt en France
samedi 22 septembre 2018
Wolfchild sur Master System
Wolfchild
machine : Master System
année : 1993
développeur : Core Design Ltd.
éditeur : Virgin Interactive
joueurs : un
genre : plate-forme / action
Vous êtes Saul Morrow, et vous êtes le dernier survivant de votre famille. La faute à papounet, car le Dr Kal Morrow - ça fait déjà two Morrow, si on compte bien - était un expert en génétique et a été enlevé par l'organisation terroriste CHIMERA pendant que sa petite smala se faisait gentiment éparpiller façon puzzle. Le bon docteur, généticien de son état, travaillait en effet sur un concept d'hybride humain-animal, expérience que récupère le fiston pour aller se venger de l'organisation et de son leader, Karl Draxx. Oui voilà, le fils caché de la révolution socialiste et des Gardiens de la Galaxie. Un beau salaud, donc. Bref, vous voici désormais sur le pont du Wolfship, prêt à en découdre.
QUI A PEUR DU GRAND MECHANT LOUP ?
Saul se dirige de manière assez classique, du moins au début. Vous utilisez le bouton A pour sauter par dessus les obstacles et les précipices, tandis que le bouton B sert à frapper vos adversaires. La portée, des sauts comme des coups, est assez limitée au début, et cela est vite problématique puisque les ennemis ne se privent pas de vous canarder à distance, eux. Heureusement, vous trouverez régulièrement des cœurs qui restaurent votre jauge de santé. Mieux encore : si vous en récupérez un lorsque votre jauge est déjà pleine, vous vous transformerez en homme-loup. A cela, plusieurs avantages. Cette forme saute beaucoup plus loin, et surtout, elle peut tirer sur les ennemis.
En outre, le tir de base, déjà plus efficace que les simples coups, peut être amélioré en récoltant des power-up. Il en existe de plusieurs sortes : le canon à plasma projette des espèces de sphères d'énergie vertes, tandis que l'espèce de pointe envoie un projectile à tête chercheuse sur l'adversaire le plus proche. Les espèces de bolas d'énergie partent en cloche pour frapper les ennemis en dessous de vous, la flamme provoque plusieurs dégâts dès qu'elle entre en contact, la boule de feu part en zigzag et détruit tout ce qu'elle touche, le three-way part comme son nom l'indique dans trois directions, et le croissant est en fait un boomerang qui revient à l'expéditeur.
La dernière évolution est la bombe à incinération, mais pour l'utiliser, vous devrez réaliser la combinaison bas plus B. Elle agit comme une smart bomb en détruisant tout à l'écran, ce qui ne rend absolument rien sur une capture. L'autre combo à retenir, c'est bas plus A : cela permet de changer d'arme afin d'économiser les munitions, les armes secondaires étant disponibles bien entendu en quantité limitée. Notez enfin que si vous perdez trop d'énergie, vous retournez à votre forme première. Vous pourrez vous changer de nouveau en récupérant des cœurs, et ceux qui sont sur fond noir augmentent votre jauge de vie. Les carrés marqués d'une flèche qui pointent vers le bas servent quant à eux de checkpoints. Enfin, les petites sphères colorées représentent des bonus de points.

Le premier niveau se déroule donc sur le navire volant des méchants, le Wolfship. En fait de bateau-loup, il s'agit d'un bête voilier dont vous grimperez un à un les nombreux mâts, en prenant garde aux tirs ennemis. Les adversaires se présentent majoritairement sous la forme de ptérodactyles humanoïdes, me semble-t-il, à ceci près que leurs ailes auraient été remplacées par les bonbonnes d'un lance-flammes. A la proue du navire vous attend votre premier boss. Lui aussi a une gueule de dinosaure volant, lui non plus n'a pas d'ailes, mais il est pour sa part équipé d'un jet-pack. Après l'avoir battu, vous obtenez un mot de passe pour reprendre la partie en cours.
JE SUIS SAUL AU MONDE
Vous vous rendez ensuite dans une forêt à la végétation particulièrement agressive. En outre, des éléments technologiques se mêlent à la flore, comme les plates-formes qui servent d'ascenseurs... mais qui ne sont pas toutes fonctionnelles, attention ! Encore plus tortueux que le précédent, ce niveau est truffé de passages secrets, et parvenir jusqu'au boss nécessite de fait un certain temps. Ce gros caméléon humanoïde n'encaisse que quatre coups avant de mourir, mais il se téléporte sans arrêt et se montre du coup un peu compliqué à toucher... même si, rapidement, on s'aperçoit qu'il effectue toujours le même parcours.
Après l'avoir battu, vous arrivez dans l'ancien temple, un véritable dédale de corridors dégueus et envahis d'insectes tout aussi crades, mais aussi de couloirs plus travaillés. Hélas, ce sont des pièges mortels qui vous y attendent, en particulier des scies circulaires qui jaillissent du sol comme du plafond. Certaines portions dudit sol sont destructibles d'un simple saut, et vous trouverez généralement dessous des options intéressantes. Au fin fond du labyrinthe, vous aurez encore à affronter une araignée géante (23), qui fait office de boss. En suivant, le décor du quatrième stage représente un laboratoire hautement technologique (25). A la fin de ce niveau, vous n'aurez pas à affronter de boss, mais vous devrez passer par une phase en ascenseur plutôt ardue.
Puis vient la cinquième et dernière étape de votre périple. Le cœur de la forteresse ennemie représente, on s'en doute, la somme de toutes les saloperies qui vous sont tombées dessus jusqu'alors, et les adversaires y sont particulièrement redoutables. Le parcours est également long et tortueux, et le boss final, qui se téléporte comme le caméléon de la forêt, balance des attaques monstrueuses et s'avère ô combien résistant. Tout ce que l'on attend du grand badass de n'importe quel jeu vidéo, mais si vous vous en sortez, vous pourrez assister à la victoire de Saul, qui parvient à sauver son père et à s'enfuir de l'île de CHIMERA.
EN RESUME :
SCENARIO : le contexte est relativement original... mais uniquement sur le livret du jeu, puisqu'il n'y a pas d'introduction in-game. De même, la fin est une image fixe qui n'est accompagnée d'aucun texte. Au temps pour ceux qui voudraient se plonger dans cet univers.
GRAPHISMES : un peu léger sur les autres supports sur lesquels il a vu le jour, Wolfchild impressionne sur huit bits, grâce à des graphismes fins, des décors la plupart du temps détaillés et des couleurs pétaradantes. Quelques bugs graphiques lorsque deux objets se chevauchent.
ANIMATION : la vitesse de progression est réglée au minimum. La rançon, probablement, des graphismes tapageurs. Pour autant, la fluidité est de mise et les mouvements sont bien décomposés.
SON : les limitations de la machine amoindrissent la qualité sonore. La partie musicale n’est donc pas inoubliable, mais dans l’ensemble, les thèmes sont supportables pendant qu’on joue.
JOUABILITE : Saul se manie sans difficulté, ses sauts sont énormes et faciles à diriger, et les nombreuses armes à votre disposition permettent de varier les manières de tuer.
DIFFICULTE : il n'est pas rare de se faire toucher, et du coup, on ne profite pas assez des transformations en loup, qui auraient dû être le coeur du jeu. Une petite frustration, donc, mais rien de rédhibitoire.
DUREE DE VIE : l'aventure n'est certes composée que de cinq stages, mais ceux-ci sont longs et labyrinthiques. On met de fait un peu de temps à terminer le jeu, même lorsqu'on le connait par coeur.
VERDICT : un peu léger sur les machines plus puissantes, Wolfchild est une belle réalisation sur la vieille Master System. Peut-être pas un must-have, mais un outsider de qualité.
POURQUOI CETTE VERSION : médiocre sur consoles et micros seize bits, Wolfchild prend tout son intérêt sur Master System et Game Gear. Mais la visibilité est meilleure sur la console de salon que sur la portable.
machine : Master System
année : 1993
développeur : Core Design Ltd.
éditeur : Virgin Interactive
joueurs : un
genre : plate-forme / action
Vous êtes Saul Morrow, et vous êtes le dernier survivant de votre famille. La faute à papounet, car le Dr Kal Morrow - ça fait déjà two Morrow, si on compte bien - était un expert en génétique et a été enlevé par l'organisation terroriste CHIMERA pendant que sa petite smala se faisait gentiment éparpiller façon puzzle. Le bon docteur, généticien de son état, travaillait en effet sur un concept d'hybride humain-animal, expérience que récupère le fiston pour aller se venger de l'organisation et de son leader, Karl Draxx. Oui voilà, le fils caché de la révolution socialiste et des Gardiens de la Galaxie. Un beau salaud, donc. Bref, vous voici désormais sur le pont du Wolfship, prêt à en découdre.
QUI A PEUR DU GRAND MECHANT LOUP ?
Saul se dirige de manière assez classique, du moins au début. Vous utilisez le bouton A pour sauter par dessus les obstacles et les précipices, tandis que le bouton B sert à frapper vos adversaires. La portée, des sauts comme des coups, est assez limitée au début, et cela est vite problématique puisque les ennemis ne se privent pas de vous canarder à distance, eux. Heureusement, vous trouverez régulièrement des cœurs qui restaurent votre jauge de santé. Mieux encore : si vous en récupérez un lorsque votre jauge est déjà pleine, vous vous transformerez en homme-loup. A cela, plusieurs avantages. Cette forme saute beaucoup plus loin, et surtout, elle peut tirer sur les ennemis.
En outre, le tir de base, déjà plus efficace que les simples coups, peut être amélioré en récoltant des power-up. Il en existe de plusieurs sortes : le canon à plasma projette des espèces de sphères d'énergie vertes, tandis que l'espèce de pointe envoie un projectile à tête chercheuse sur l'adversaire le plus proche. Les espèces de bolas d'énergie partent en cloche pour frapper les ennemis en dessous de vous, la flamme provoque plusieurs dégâts dès qu'elle entre en contact, la boule de feu part en zigzag et détruit tout ce qu'elle touche, le three-way part comme son nom l'indique dans trois directions, et le croissant est en fait un boomerang qui revient à l'expéditeur.
La dernière évolution est la bombe à incinération, mais pour l'utiliser, vous devrez réaliser la combinaison bas plus B. Elle agit comme une smart bomb en détruisant tout à l'écran, ce qui ne rend absolument rien sur une capture. L'autre combo à retenir, c'est bas plus A : cela permet de changer d'arme afin d'économiser les munitions, les armes secondaires étant disponibles bien entendu en quantité limitée. Notez enfin que si vous perdez trop d'énergie, vous retournez à votre forme première. Vous pourrez vous changer de nouveau en récupérant des cœurs, et ceux qui sont sur fond noir augmentent votre jauge de vie. Les carrés marqués d'une flèche qui pointent vers le bas servent quant à eux de checkpoints. Enfin, les petites sphères colorées représentent des bonus de points.

Le premier niveau se déroule donc sur le navire volant des méchants, le Wolfship. En fait de bateau-loup, il s'agit d'un bête voilier dont vous grimperez un à un les nombreux mâts, en prenant garde aux tirs ennemis. Les adversaires se présentent majoritairement sous la forme de ptérodactyles humanoïdes, me semble-t-il, à ceci près que leurs ailes auraient été remplacées par les bonbonnes d'un lance-flammes. A la proue du navire vous attend votre premier boss. Lui aussi a une gueule de dinosaure volant, lui non plus n'a pas d'ailes, mais il est pour sa part équipé d'un jet-pack. Après l'avoir battu, vous obtenez un mot de passe pour reprendre la partie en cours.
JE SUIS SAUL AU MONDE
Vous vous rendez ensuite dans une forêt à la végétation particulièrement agressive. En outre, des éléments technologiques se mêlent à la flore, comme les plates-formes qui servent d'ascenseurs... mais qui ne sont pas toutes fonctionnelles, attention ! Encore plus tortueux que le précédent, ce niveau est truffé de passages secrets, et parvenir jusqu'au boss nécessite de fait un certain temps. Ce gros caméléon humanoïde n'encaisse que quatre coups avant de mourir, mais il se téléporte sans arrêt et se montre du coup un peu compliqué à toucher... même si, rapidement, on s'aperçoit qu'il effectue toujours le même parcours.
Après l'avoir battu, vous arrivez dans l'ancien temple, un véritable dédale de corridors dégueus et envahis d'insectes tout aussi crades, mais aussi de couloirs plus travaillés. Hélas, ce sont des pièges mortels qui vous y attendent, en particulier des scies circulaires qui jaillissent du sol comme du plafond. Certaines portions dudit sol sont destructibles d'un simple saut, et vous trouverez généralement dessous des options intéressantes. Au fin fond du labyrinthe, vous aurez encore à affronter une araignée géante (23), qui fait office de boss. En suivant, le décor du quatrième stage représente un laboratoire hautement technologique (25). A la fin de ce niveau, vous n'aurez pas à affronter de boss, mais vous devrez passer par une phase en ascenseur plutôt ardue.
Puis vient la cinquième et dernière étape de votre périple. Le cœur de la forteresse ennemie représente, on s'en doute, la somme de toutes les saloperies qui vous sont tombées dessus jusqu'alors, et les adversaires y sont particulièrement redoutables. Le parcours est également long et tortueux, et le boss final, qui se téléporte comme le caméléon de la forêt, balance des attaques monstrueuses et s'avère ô combien résistant. Tout ce que l'on attend du grand badass de n'importe quel jeu vidéo, mais si vous vous en sortez, vous pourrez assister à la victoire de Saul, qui parvient à sauver son père et à s'enfuir de l'île de CHIMERA.
EN RESUME :
SCENARIO : le contexte est relativement original... mais uniquement sur le livret du jeu, puisqu'il n'y a pas d'introduction in-game. De même, la fin est une image fixe qui n'est accompagnée d'aucun texte. Au temps pour ceux qui voudraient se plonger dans cet univers.
GRAPHISMES : un peu léger sur les autres supports sur lesquels il a vu le jour, Wolfchild impressionne sur huit bits, grâce à des graphismes fins, des décors la plupart du temps détaillés et des couleurs pétaradantes. Quelques bugs graphiques lorsque deux objets se chevauchent.
ANIMATION : la vitesse de progression est réglée au minimum. La rançon, probablement, des graphismes tapageurs. Pour autant, la fluidité est de mise et les mouvements sont bien décomposés.
SON : les limitations de la machine amoindrissent la qualité sonore. La partie musicale n’est donc pas inoubliable, mais dans l’ensemble, les thèmes sont supportables pendant qu’on joue.
JOUABILITE : Saul se manie sans difficulté, ses sauts sont énormes et faciles à diriger, et les nombreuses armes à votre disposition permettent de varier les manières de tuer.
DIFFICULTE : il n'est pas rare de se faire toucher, et du coup, on ne profite pas assez des transformations en loup, qui auraient dû être le coeur du jeu. Une petite frustration, donc, mais rien de rédhibitoire.
DUREE DE VIE : l'aventure n'est certes composée que de cinq stages, mais ceux-ci sont longs et labyrinthiques. On met de fait un peu de temps à terminer le jeu, même lorsqu'on le connait par coeur.
VERDICT : un peu léger sur les machines plus puissantes, Wolfchild est une belle réalisation sur la vieille Master System. Peut-être pas un must-have, mais un outsider de qualité.
POURQUOI CETTE VERSION : médiocre sur consoles et micros seize bits, Wolfchild prend tout son intérêt sur Master System et Game Gear. Mais la visibilité est meilleure sur la console de salon que sur la portable.
vendredi 21 septembre 2018
Aparté
Je n'ai jamais voulu regarder mes audiences mais je ne pense pas avoir tant de lecteurs/trices que ça. Non, même pas tant que ça. Et peut-être un peu moins.
Mais je sais qu'il en est une en particulier qui me suit depuis un peu plus d'un an. Je le sais parce que j'en discutais avec elle quand on se retrouvait le lundi matin.
Désormais, ce ne sera plus le cas.
Tu vas me manquer. Beaucoup. Longtemps.
Merci. Pour tout.
Tu as d'abord été une collègue, un peu pénible, mais rigolote. Attachiante, quoi.
Et puis très vite, tu es devenue bien plus. Une véritable amie.
Je sais que tu ne pars pas loin, je sais qu'on aura forcément l'occasion de se revoir.
Mais en attendant, on discutera plus de ça à la machine à café. Ni d'autre chose. Ou pas de vive voix.
C'est déjà difficile, et ça fait même pas une minute que tu n'es plus officiellement employée ici.
Je te souhaite le meilleur. Vraiment. Sincèrement.
Tu le mérites tellement.
Mais je sais qu'il en est une en particulier qui me suit depuis un peu plus d'un an. Je le sais parce que j'en discutais avec elle quand on se retrouvait le lundi matin.
Désormais, ce ne sera plus le cas.
Tu vas me manquer. Beaucoup. Longtemps.
Merci. Pour tout.
Tu as d'abord été une collègue, un peu pénible, mais rigolote. Attachiante, quoi.
Et puis très vite, tu es devenue bien plus. Une véritable amie.
Je sais que tu ne pars pas loin, je sais qu'on aura forcément l'occasion de se revoir.
Mais en attendant, on discutera plus de ça à la machine à café. Ni d'autre chose. Ou pas de vive voix.
C'est déjà difficile, et ça fait même pas une minute que tu n'es plus officiellement employée ici.
Je te souhaite le meilleur. Vraiment. Sincèrement.
Tu le mérites tellement.
Un oiseau (tu comprendras)
samedi 8 septembre 2018
Sorties comics d'aout
A peine plus dense que juillet, avec de nombreuses sorties repoussées,
pour certaines aux calendes grecques, le mois d'août offre un bilan
mitigé. Panini et Glénat sont encore en vacances, mais Delcourt et Urban
carburent à plein régime, et de nombreux éditeurs tiers leur emboîtent
le pas. Cependant, si rien n'est réellement mauvais, aucune sortie n'est
franchement marquante. On saluera malgré tout la sortie de gros pavés
consacrés à Spawn, à Prophet (qui voit enfin le bout du tunnel) ou à la
dernière création de Terry Moore, mais le reste est quelque peu
anecdotique.
LE COMICS (indé) DU MOIS (d'aout)
MOTOR GIRL (intégrale, éditions Delcourt)
scénario et dessin : Terry MOORE (Strangers in Paradise, Rachel Rising)
genre : science-fiction / humour
édité chez ABSTRACT STUDIOS aux USA (contient Motor Girl 1 à 10)
Ancien soldat de l'armée américaine, qui a subi de lourdes blessures lors de la guerre, Samantha Locklear travaille dans une casse automobile, seule avec le gorille imaginaire qui résulte de son traumatisme. Alors que la propriétaire de la ferraille, Libby, lui explique qu'elle va vendre à un mystérieux acheteur, Samantha fait la rencontre de deux extraterrestres. Reste à savoir si ceux-là sont réels ou non, et si oui, pourquoi tant de gens en ont après eux...
La nouvelle série de Terry Moore concentre absolument tout ce qui a fait la renommée de l'auteur : un scénario qui dévoile de belles promesses dès le premier épisode, une héroïne à la fois attachante et sexy, et beaucoup d'humour. Terry Moore en profite même pour faire revenir sur le devant de la scène les adorables Bik et Beep, issus de son anthologie humoristique Paradise Too ! Et ce sont peut-être eux les personnages les plus importants de son récit, car on se demande sans cesse ce qui est réalité ou fiction, le récit jouant justement sur cet aspect pour se permettre toutes les audaces.
On s'en doute, la partie graphique demeure admirable. Les héroïnes de l'artiste se ressemblent toutes, physiquement parlant, mais il insuffle à chacun de ses personnages, importants ou non, un background et un comportement qui lui sont propres. Tant et si bien que l'on s'y attache, et que le final en devient bouleversant. Eh oui ! Motor Girl est une série courte, bien plus que les précédentes sagas de Terry Moore, et Delcourt a choisi, en toute logique, de la publier intégralement en un volume.
DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
RENATO JONES (tome 2, éditions Akiléos)
scénario et dessin : Kaare Kyle ANDREWS (the Immortal Iron Fists, Intrigue)
genre : super-héros
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Renato Jones volume* 2 1 à 5)
En sauvant Bliss du tueur à gages qu'avait engagé le tout-puissant Conseil, Renato Jones a également fait de son père un survivant très médiatique, bientôt appelé aux plus hautes fonctions de l'Etat. Devenu président des Etats-Unis, Nicola Chambers est l'homme le plus puissant du monde, qu'il compte bien mettre à genoux. Pour sa deuxième mini-série, Kaare Andrews fait dans la surenchère. Si, graphiquement, ce grand spectacle est tout bonnement splendide à regarder, le synopsis est à peine moins minimaliste que celui de la première saison. Mais le manichéisme s'efface légèrement, et la lecture s'en trouve adoucie.
(3/5)
BIRTHRIGHT (tome 6, éditions Delcourt)
scénario : Joshua WILLIAMSON (Ghosted, Captain Midnight)
dessin : Andrei BRESSAN (Green Lantern : New Guardians, Sword of Sorcery)
genre : heroic-fantasy
édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Birthright 26 à 30)
Son esprit piégé par le sort de Sameal, Mikey Rhodes résiste pourtant aux tentatives de son grand-père de découvrir la vérité concernant son combat contre le roi Lore. La seule solution est désormais de le délivrer de l'esprit du Sourcier, mais le voyage s'annonce encore plus périlleux que prévu. Il aura fallu attendre rien moins que six arches narratives pour que Joshua Williamson daigne enfin faire évoluer son héros ! Ouvrant un grand nombre de nouvelles pistes de manière simultanée, l'auteur est toujours secondé de brillante manière par un Andrei Bressan au style toujours aussi riche.
(4/5)
MAGNUS (éditions Casterman)
scénario : Kyle HIGGINS (C.O.W.L., Hadrian's Wall)
dessin : Jorge FORNES (Amazing X-Men, Doctor Strange)
genre : science-fiction
édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Magnus 1 à 5 sans les back-up*)
Dans un futur proche, les machines sont devenues des êtres pensants et conscients de leur propre existence. Reconvertie en psychologue pour robots, Kerri Magnus doit pourtant reprendre son ancien rôle de chasseuse de robots pour arrêter celui qui a assassiné son possesseur, grand défenseur de l'intelligence artificielle. Dérivée de la mini-série The Sovereigns, inédite en France, le récit de Kyle Higgins réinvente le personnage classique dans un univers moins futuriste, pour peut-être mieux faire passer un message certes déjà entendu, mais jamais inutile à rappeler. Le style un peu désuet de Jorge Fornes est agréable à l'oeil.
(3,5/5)
INVISIBLE REPUBLIC (tome 2, éditions Hi Comics)
scénario : Corinna BECHKO (Heathentown) et Gabriel HARDMAN (Kinski)
dessin : Gabriel HARDMAN (Savage Hulk, Planet of the Apes)
genre : science-fiction / politique
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Invisible Republic 6 à 10)
Rencontrant enfin Maia Reveron, la cousine rebelle d'Arthur McBride, les journalistes Croger Babb et Fran Woronov acceptent de lui remettre son journal intime, préférant laisser le passé aux oubliettes. Mais l'ouvrage a disparu, et leur nouvelle alliée est traquée par les forces gouvernementales aux ordres de la baronne Pannonica de Roths. La noirceur des dessins lourdement encrés de Gabriel Hardman et les tons volontairement froids avec lesquels ils sont colorisés délivrent une atmosphère pesante qui sied plutôt bien au récit, lent et très détaillé, que l'artiste développe en compagnie de sa femme, Corinna Bechko.
(3,5/5)
JOHN PROPHET (tome 3, éditions Urban)
scénario : Paul BOHM, Kate CRAIG, Brandon Scott GRAHAM (8House), Polly GUO, Sarah HORROCKS (Bruise), Daniel IRIZARRI (Americatown), Daniel Warren JOHNSON (Extremity), Shannon W. LENTZ, Mike McGHEE, Giannis MILONOGIANNIS (Old City Blues), Nero O'REILLY, Andrea PECINKAS, Xurxo G. PENALTA, Simon ROY (Jan's Atomic Heart), Matt SHEEAN (Expansion), Malachi WARD (From Now On), Grim WILKINS (Mirenda), Ronald WIMBERLY (Prince of Cats) et Sean WITZKE
dessin : Ron ACKINS (Moon Knight), Bayard BAUDOIN, Joseph BERGIN III, Gael BERTRAND (A Land Called Tarot), Paul BOHM, Aaron CONLEY (Sabertooth Swordsman), Kate CRAIG, Farel DALRYMPLE (Pop Gun War), Addison DUKE, Brandon Scott GRAHAM (King City), Polly GUO, Sarah HORROCKS (Goro), Daniel IRIZARRI (Judge Dredd : the Blessed Earth), Daniel Warren JOHNSON (Green Leader), Jerry LANDO (39 Minutes), Sandra LANZ (Ex Occultus), Rob LIEFELD (Youngblood), LUDROE, Ian MACEWAN (the Yankee), Mike McGHEE, Giannis MILONOGIANNIS (G.I. Joe), Nero O'REILLY, ONTA (Cocktails), Tom PARKINSON-MORGAN (Kill Six Billion Demons), Xurxo G. PENALTA, Simon ROY (the Field), Matt SHEEAN (Ancestor), James STOKOE (Godzilla), Dave TAYLOR (Batman : Death by Design), Jenna TROST, Malachi WARD (Ritual), Grim WILKINS et Ronald WIMBERLY (Something Wicked This Way Comes)
genre : science-fiction
édité chez EXTREME STUDIOS, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Prophet 32 à 45 + Prophet : Strikefile 1 & 2 + Prophet : Earth War 1 à 6)
Tandis que le vieux Prophet rassemble encore ses alliés potentiels en vue de la guerre contre l'empire terrien, Troll contacte le nouveau Père-Prophète et le convainc, lui et quelques-uns de ses suivants, de renier les préceptes des Mères. Pour autant, peut-on vraiment se fier à lui ? Si Simon Roy et Giannis Milogiannis s'autorisent quelques épisodes un peu à part, les auteurs poursuivent leur marche en avant méticuleusement, sans oublier de nouveaux hommages aux autres personnages créés par Rob Liefeld. La partie graphique est souvent somptueuse, et Urban Comics, après bien des déboires d'édition, a décidé de publier tout le matériel resté inédit jusqu'alors.
(4/5)
PAPER GIRLS (tome 4, éditions Urban)
scénario : Brian VAUGHAN (the Private Eye, the Escapists)
dessin : Cliff CHIANG (Wonder Woman, Beware the Creeper)
genre : science-fiction
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Paper Girls 16 à 20)
En l'an 2000, Tiffany se retrouve prise au piège au milieu d'un combat entre deux robots géants. Les deux armées de voyageurs du temps se livrent une guerre sans merci qui pourtant passe inaperçue auprès de la population locale, grâce à l'intervention des drônes restaurateurs. Pourtant, certains citoyens sont bel et bien au fait de la Guerre des Ages, en particulier la vieille Charlotte Spachefski. Brian Vaughan alterne entre différentes époques et cette nouvelle arche narrative, contemporaine, ressemble beaucoup à la deuxième, tant dans son ambiance que dans son déroulé. L'auteur explique au moins qui sont les forces en présence, et Cliff Chiang demeure efficace à défaut d'être séduisant.
(3/5)
SPAWN : the DARK AGES (intégrale 2, éditions Delcourt)
scénario : Steve NILES (30 Days of Night, Frankenstein : Alive, Alive !)
dessin : Nat JONES (Kodiak, '68)
genre : heroic-fantasy
édité chez TODD McFARLANE PRODUCTIONS, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Spawn : the Dark Ages 15 à 28)
Parti régler ses comptes avec son guide Cagliostro, Lord Covenant doit faire face à une assemblée de druides, qui souhaitent lui ôter son nécroplasme afin qu'il puisse redevenir humain, et ce quitte à ce que la torture qu'ils lui infligent lui coûte la vie. La série devait en théorie repartir sur de nouvelles bases, avec un nouveau duo aux manettes. Pourtant, Steve Niles n'apporte au final que peu de changements à la formule. Heureusement, on peut souligner avec un certain soulagement le trait tout en puissance de Nat Jones, qui convient mieux au personnage. Malgré tout, la fin de la saga n'est guère plus emballante que ses débuts.
(3/5)
ANIMOSITY (tome 2, éditions Snorgleux)
scénario : Marguerite BENNETT (A-Force, Angela : Asgard's Assassin)
dessin : Rafael de LATORRE (SuperZero)
genre : post-apocalyptique
édité chez AFTERSHOCK COMICS aux USA (contient Animosity 6 à 10)
Tandis que Jesse, Sandor et les animaux qui ont accepté de les accompagner s'éparpillent à la recherche d'objets du quotidien, ils sont attaqués par ce que d'aucuns considèrent comme un dragon. Dans l'ombre, d'autres créatures à la solde du monstre les épient... Marguerite Bennett a décidé de faire de sa série un parcours initiatique pour sa jeune héroïne, et elle préfère s'étendre sur la quête métaphysique de ses personnages, au détriment d'une action réduite à la portion congrue. Qui plus est, les dessins de Rafael de Latorre n'ont toujours rien de frappant.
(2,5/5)
BABYTEETH (tome 1, éditions Snorgleux)
scénario : Donny CATES (God Country, Buzzkill)
dessin : Garry BROWN (Black Road, Crude)
genre : fantastique
édité chez AFTERSHOCK COMICS aux USA (contient Babyteeth 1 à 5)
A seize ans, Sadie est tombée enceinte sans explication rationnelle. Elle va donner naissance à Clark, un bébé aux yeux entièrement noirs et à la peau pâle qui pourrait bien être annonciateur de la fin du monde. L'organisation secrète appelée la Silhouette préfère se débarrasser de l'enfant plutôt que de risquer l'apocalypse. Le sujet date de la nuit des temps, mais Donny Cates le traite de manière plutôt originale, en faisant de l'Antéchrist un personnage important mais secondaire de l'histoire de sa mère, et en instillant quelques pincées d'humour bienvenues. Par contre, le dessin de Garry Brown est un peu grossier, et irrégulier.
(3/5)
Les INCROYABLES AVENTURES de l'ENFANT-PLUME (tome 3, éditions Vents d'Ouest)
scénario et dessin : Jorge CORONA (Big Trouble in Little China : Old Man Jack, Goners)
genre : conte
édité chez ARCHAIA ENTERTAINMENT, un label de BOOM ! STUDIOS, aux USA (contient Feathers 5 & 6)
Poe est parvenu à ramener Bianca dans la Cité, mais il en a immédiatement été chassé par une population hors de tout contrôle. Fou de rage, l'enfant-plume retourne dans le Labyrinthe pour y sauver les Souris, mais le mystérieux homme à l'écharpe a une longueur d'avance sur lui, et il n'est pas sûr qu'il puisse lui échapper. Jorge Corona termine sa mini-série sans résoudre son principal sous-texte, mais aussi surprenant que cela puisse paraître, aucune déception n'en découle car cette fin ouverte laisse toute latitude au lecteur de se forger son avis sur une hypothétique suite. La patte graphique est en tout cas séduisante, une fois de plus.
(3,5/5 en V.O., 1,5/5 en V.F. parce que c'est trop cher)
Le MONDE INCROYABLE du GUMBALL (tome 1, éditions Urban)
scénario : Megan BRENNAN ((para)Normal)
dessin : Katy FARINA (Steven Universe)
genre : humour
édité chez KABOOM !, un label de BOOM ! STUDIOS, aux USA (contient The Amazing World of Gumball : Fairy Tale Trouble OS*)
Durant la kermesse de leur école, Gumball, sa soeur Anaïs et leur ami Darwin se disputent avec un magicien qui, de colère, les propulse dans un autre monde. Les enfants Watterson sont désormais les héros d'un monde médiéval-fantastique, chargés de réveiller leur père à l'aide de trois objets magiques. Megan Brennan relance l'adaptation de la série animée sous la forme d'histoires complètes en un volume. Plus efficace qu'une publication mensuelle, ce format permet de nombreuses digressions humoristiques, qui impliquent ceci dit un rythme plus délié. Le dessin de Katy Farina est fidèle aux nouveaux designs.
(3/5)
* BACK-UP : histoire courte publiée en fin de fascicule, qui peut être ou non liée à l'histoire principale
* OS : one-shot, récit auto-contenu
* VOLUME : numéro d'identifiant d'une série
PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
the BEATLES : YELLOW SUBMARINE, édité chez Titan aux USA et chez Panini en France
BLOODSHOT : SALVATION, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
BRITANNIA : CEUX qui VONT MOURIR (Britannia : We Who Are about to Die), édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
COMME CHIEN et CHAT (Puppy Versus Kitten), édité chez Hodder & Stoughton en Angleterre et chez Hachette en France
CORALINE, édité chez Harper Collins aux USA et chez Delcourt en France
LOCKE & KEY intégrale 4, édité chez IDW Publishing aux USA et chez Hi Comics en France (déjà chroniqué lorsque l'éditeur s'appelait Milady Graphics)
MOI, CE QUE J'AIME, C'EST LES MONSTRES (My Favorite Thing Is Monsters), édité chez Fantagraphics aux USA et chez Monsieur Toussaint Louverture en France
PAUVRE SIDNEY (I'm not Okay with This), édité chez Fantagraphics aux USA et chez L'Employé du Moi en France
RUBIS et sa CLIQUE tome 2 (Red's Planet), édité chez Harry N. Abrams aux USA et chez Rue de Sèvres en France
les SIMPSON tome 37 (Simpsons Comics), édité chez Bongo aux USA et chez Jungle en France
WALLACE l'INTREPIDE (Wallace the Brave), édité chez Andrew McMeel aux USA et chez Jungle en France
LE COMICS (indé) DU MOIS (d'aout)
MOTOR GIRL (intégrale, éditions Delcourt)
scénario et dessin : Terry MOORE (Strangers in Paradise, Rachel Rising)
genre : science-fiction / humour
édité chez ABSTRACT STUDIOS aux USA (contient Motor Girl 1 à 10)
Ancien soldat de l'armée américaine, qui a subi de lourdes blessures lors de la guerre, Samantha Locklear travaille dans une casse automobile, seule avec le gorille imaginaire qui résulte de son traumatisme. Alors que la propriétaire de la ferraille, Libby, lui explique qu'elle va vendre à un mystérieux acheteur, Samantha fait la rencontre de deux extraterrestres. Reste à savoir si ceux-là sont réels ou non, et si oui, pourquoi tant de gens en ont après eux...
La nouvelle série de Terry Moore concentre absolument tout ce qui a fait la renommée de l'auteur : un scénario qui dévoile de belles promesses dès le premier épisode, une héroïne à la fois attachante et sexy, et beaucoup d'humour. Terry Moore en profite même pour faire revenir sur le devant de la scène les adorables Bik et Beep, issus de son anthologie humoristique Paradise Too ! Et ce sont peut-être eux les personnages les plus importants de son récit, car on se demande sans cesse ce qui est réalité ou fiction, le récit jouant justement sur cet aspect pour se permettre toutes les audaces.
On s'en doute, la partie graphique demeure admirable. Les héroïnes de l'artiste se ressemblent toutes, physiquement parlant, mais il insuffle à chacun de ses personnages, importants ou non, un background et un comportement qui lui sont propres. Tant et si bien que l'on s'y attache, et que le final en devient bouleversant. Eh oui ! Motor Girl est une série courte, bien plus que les précédentes sagas de Terry Moore, et Delcourt a choisi, en toute logique, de la publier intégralement en un volume.
DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
RENATO JONES (tome 2, éditions Akiléos)
scénario et dessin : Kaare Kyle ANDREWS (the Immortal Iron Fists, Intrigue)
genre : super-héros
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Renato Jones volume* 2 1 à 5)
En sauvant Bliss du tueur à gages qu'avait engagé le tout-puissant Conseil, Renato Jones a également fait de son père un survivant très médiatique, bientôt appelé aux plus hautes fonctions de l'Etat. Devenu président des Etats-Unis, Nicola Chambers est l'homme le plus puissant du monde, qu'il compte bien mettre à genoux. Pour sa deuxième mini-série, Kaare Andrews fait dans la surenchère. Si, graphiquement, ce grand spectacle est tout bonnement splendide à regarder, le synopsis est à peine moins minimaliste que celui de la première saison. Mais le manichéisme s'efface légèrement, et la lecture s'en trouve adoucie.
(3/5)
BIRTHRIGHT (tome 6, éditions Delcourt)
scénario : Joshua WILLIAMSON (Ghosted, Captain Midnight)
dessin : Andrei BRESSAN (Green Lantern : New Guardians, Sword of Sorcery)
genre : heroic-fantasy
édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Birthright 26 à 30)
Son esprit piégé par le sort de Sameal, Mikey Rhodes résiste pourtant aux tentatives de son grand-père de découvrir la vérité concernant son combat contre le roi Lore. La seule solution est désormais de le délivrer de l'esprit du Sourcier, mais le voyage s'annonce encore plus périlleux que prévu. Il aura fallu attendre rien moins que six arches narratives pour que Joshua Williamson daigne enfin faire évoluer son héros ! Ouvrant un grand nombre de nouvelles pistes de manière simultanée, l'auteur est toujours secondé de brillante manière par un Andrei Bressan au style toujours aussi riche.
(4/5)
MAGNUS (éditions Casterman)
scénario : Kyle HIGGINS (C.O.W.L., Hadrian's Wall)
dessin : Jorge FORNES (Amazing X-Men, Doctor Strange)
genre : science-fiction
édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Magnus 1 à 5 sans les back-up*)
Dans un futur proche, les machines sont devenues des êtres pensants et conscients de leur propre existence. Reconvertie en psychologue pour robots, Kerri Magnus doit pourtant reprendre son ancien rôle de chasseuse de robots pour arrêter celui qui a assassiné son possesseur, grand défenseur de l'intelligence artificielle. Dérivée de la mini-série The Sovereigns, inédite en France, le récit de Kyle Higgins réinvente le personnage classique dans un univers moins futuriste, pour peut-être mieux faire passer un message certes déjà entendu, mais jamais inutile à rappeler. Le style un peu désuet de Jorge Fornes est agréable à l'oeil.
(3,5/5)
INVISIBLE REPUBLIC (tome 2, éditions Hi Comics)
scénario : Corinna BECHKO (Heathentown) et Gabriel HARDMAN (Kinski)
dessin : Gabriel HARDMAN (Savage Hulk, Planet of the Apes)
genre : science-fiction / politique
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Invisible Republic 6 à 10)
Rencontrant enfin Maia Reveron, la cousine rebelle d'Arthur McBride, les journalistes Croger Babb et Fran Woronov acceptent de lui remettre son journal intime, préférant laisser le passé aux oubliettes. Mais l'ouvrage a disparu, et leur nouvelle alliée est traquée par les forces gouvernementales aux ordres de la baronne Pannonica de Roths. La noirceur des dessins lourdement encrés de Gabriel Hardman et les tons volontairement froids avec lesquels ils sont colorisés délivrent une atmosphère pesante qui sied plutôt bien au récit, lent et très détaillé, que l'artiste développe en compagnie de sa femme, Corinna Bechko.
(3,5/5)
JOHN PROPHET (tome 3, éditions Urban)
scénario : Paul BOHM, Kate CRAIG, Brandon Scott GRAHAM (8House), Polly GUO, Sarah HORROCKS (Bruise), Daniel IRIZARRI (Americatown), Daniel Warren JOHNSON (Extremity), Shannon W. LENTZ, Mike McGHEE, Giannis MILONOGIANNIS (Old City Blues), Nero O'REILLY, Andrea PECINKAS, Xurxo G. PENALTA, Simon ROY (Jan's Atomic Heart), Matt SHEEAN (Expansion), Malachi WARD (From Now On), Grim WILKINS (Mirenda), Ronald WIMBERLY (Prince of Cats) et Sean WITZKE
dessin : Ron ACKINS (Moon Knight), Bayard BAUDOIN, Joseph BERGIN III, Gael BERTRAND (A Land Called Tarot), Paul BOHM, Aaron CONLEY (Sabertooth Swordsman), Kate CRAIG, Farel DALRYMPLE (Pop Gun War), Addison DUKE, Brandon Scott GRAHAM (King City), Polly GUO, Sarah HORROCKS (Goro), Daniel IRIZARRI (Judge Dredd : the Blessed Earth), Daniel Warren JOHNSON (Green Leader), Jerry LANDO (39 Minutes), Sandra LANZ (Ex Occultus), Rob LIEFELD (Youngblood), LUDROE, Ian MACEWAN (the Yankee), Mike McGHEE, Giannis MILONOGIANNIS (G.I. Joe), Nero O'REILLY, ONTA (Cocktails), Tom PARKINSON-MORGAN (Kill Six Billion Demons), Xurxo G. PENALTA, Simon ROY (the Field), Matt SHEEAN (Ancestor), James STOKOE (Godzilla), Dave TAYLOR (Batman : Death by Design), Jenna TROST, Malachi WARD (Ritual), Grim WILKINS et Ronald WIMBERLY (Something Wicked This Way Comes)
genre : science-fiction
édité chez EXTREME STUDIOS, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Prophet 32 à 45 + Prophet : Strikefile 1 & 2 + Prophet : Earth War 1 à 6)
Tandis que le vieux Prophet rassemble encore ses alliés potentiels en vue de la guerre contre l'empire terrien, Troll contacte le nouveau Père-Prophète et le convainc, lui et quelques-uns de ses suivants, de renier les préceptes des Mères. Pour autant, peut-on vraiment se fier à lui ? Si Simon Roy et Giannis Milogiannis s'autorisent quelques épisodes un peu à part, les auteurs poursuivent leur marche en avant méticuleusement, sans oublier de nouveaux hommages aux autres personnages créés par Rob Liefeld. La partie graphique est souvent somptueuse, et Urban Comics, après bien des déboires d'édition, a décidé de publier tout le matériel resté inédit jusqu'alors.
(4/5)
PAPER GIRLS (tome 4, éditions Urban)
scénario : Brian VAUGHAN (the Private Eye, the Escapists)
dessin : Cliff CHIANG (Wonder Woman, Beware the Creeper)
genre : science-fiction
édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Paper Girls 16 à 20)
En l'an 2000, Tiffany se retrouve prise au piège au milieu d'un combat entre deux robots géants. Les deux armées de voyageurs du temps se livrent une guerre sans merci qui pourtant passe inaperçue auprès de la population locale, grâce à l'intervention des drônes restaurateurs. Pourtant, certains citoyens sont bel et bien au fait de la Guerre des Ages, en particulier la vieille Charlotte Spachefski. Brian Vaughan alterne entre différentes époques et cette nouvelle arche narrative, contemporaine, ressemble beaucoup à la deuxième, tant dans son ambiance que dans son déroulé. L'auteur explique au moins qui sont les forces en présence, et Cliff Chiang demeure efficace à défaut d'être séduisant.
(3/5)
SPAWN : the DARK AGES (intégrale 2, éditions Delcourt)
scénario : Steve NILES (30 Days of Night, Frankenstein : Alive, Alive !)
dessin : Nat JONES (Kodiak, '68)
genre : heroic-fantasy
édité chez TODD McFARLANE PRODUCTIONS, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Spawn : the Dark Ages 15 à 28)
Parti régler ses comptes avec son guide Cagliostro, Lord Covenant doit faire face à une assemblée de druides, qui souhaitent lui ôter son nécroplasme afin qu'il puisse redevenir humain, et ce quitte à ce que la torture qu'ils lui infligent lui coûte la vie. La série devait en théorie repartir sur de nouvelles bases, avec un nouveau duo aux manettes. Pourtant, Steve Niles n'apporte au final que peu de changements à la formule. Heureusement, on peut souligner avec un certain soulagement le trait tout en puissance de Nat Jones, qui convient mieux au personnage. Malgré tout, la fin de la saga n'est guère plus emballante que ses débuts.
(3/5)
ANIMOSITY (tome 2, éditions Snorgleux)
scénario : Marguerite BENNETT (A-Force, Angela : Asgard's Assassin)
dessin : Rafael de LATORRE (SuperZero)
genre : post-apocalyptique
édité chez AFTERSHOCK COMICS aux USA (contient Animosity 6 à 10)
Tandis que Jesse, Sandor et les animaux qui ont accepté de les accompagner s'éparpillent à la recherche d'objets du quotidien, ils sont attaqués par ce que d'aucuns considèrent comme un dragon. Dans l'ombre, d'autres créatures à la solde du monstre les épient... Marguerite Bennett a décidé de faire de sa série un parcours initiatique pour sa jeune héroïne, et elle préfère s'étendre sur la quête métaphysique de ses personnages, au détriment d'une action réduite à la portion congrue. Qui plus est, les dessins de Rafael de Latorre n'ont toujours rien de frappant.
(2,5/5)
BABYTEETH (tome 1, éditions Snorgleux)
scénario : Donny CATES (God Country, Buzzkill)
dessin : Garry BROWN (Black Road, Crude)
genre : fantastique
édité chez AFTERSHOCK COMICS aux USA (contient Babyteeth 1 à 5)
A seize ans, Sadie est tombée enceinte sans explication rationnelle. Elle va donner naissance à Clark, un bébé aux yeux entièrement noirs et à la peau pâle qui pourrait bien être annonciateur de la fin du monde. L'organisation secrète appelée la Silhouette préfère se débarrasser de l'enfant plutôt que de risquer l'apocalypse. Le sujet date de la nuit des temps, mais Donny Cates le traite de manière plutôt originale, en faisant de l'Antéchrist un personnage important mais secondaire de l'histoire de sa mère, et en instillant quelques pincées d'humour bienvenues. Par contre, le dessin de Garry Brown est un peu grossier, et irrégulier.
(3/5)
Les INCROYABLES AVENTURES de l'ENFANT-PLUME (tome 3, éditions Vents d'Ouest)
scénario et dessin : Jorge CORONA (Big Trouble in Little China : Old Man Jack, Goners)
genre : conte
édité chez ARCHAIA ENTERTAINMENT, un label de BOOM ! STUDIOS, aux USA (contient Feathers 5 & 6)
Poe est parvenu à ramener Bianca dans la Cité, mais il en a immédiatement été chassé par une population hors de tout contrôle. Fou de rage, l'enfant-plume retourne dans le Labyrinthe pour y sauver les Souris, mais le mystérieux homme à l'écharpe a une longueur d'avance sur lui, et il n'est pas sûr qu'il puisse lui échapper. Jorge Corona termine sa mini-série sans résoudre son principal sous-texte, mais aussi surprenant que cela puisse paraître, aucune déception n'en découle car cette fin ouverte laisse toute latitude au lecteur de se forger son avis sur une hypothétique suite. La patte graphique est en tout cas séduisante, une fois de plus.
(3,5/5 en V.O., 1,5/5 en V.F. parce que c'est trop cher)
Le MONDE INCROYABLE du GUMBALL (tome 1, éditions Urban)
scénario : Megan BRENNAN ((para)Normal)
dessin : Katy FARINA (Steven Universe)
genre : humour
édité chez KABOOM !, un label de BOOM ! STUDIOS, aux USA (contient The Amazing World of Gumball : Fairy Tale Trouble OS*)
Durant la kermesse de leur école, Gumball, sa soeur Anaïs et leur ami Darwin se disputent avec un magicien qui, de colère, les propulse dans un autre monde. Les enfants Watterson sont désormais les héros d'un monde médiéval-fantastique, chargés de réveiller leur père à l'aide de trois objets magiques. Megan Brennan relance l'adaptation de la série animée sous la forme d'histoires complètes en un volume. Plus efficace qu'une publication mensuelle, ce format permet de nombreuses digressions humoristiques, qui impliquent ceci dit un rythme plus délié. Le dessin de Katy Farina est fidèle aux nouveaux designs.
(3/5)
* BACK-UP : histoire courte publiée en fin de fascicule, qui peut être ou non liée à l'histoire principale
* OS : one-shot, récit auto-contenu
* VOLUME : numéro d'identifiant d'une série
PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
the BEATLES : YELLOW SUBMARINE, édité chez Titan aux USA et chez Panini en France
BLOODSHOT : SALVATION, édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
BRITANNIA : CEUX qui VONT MOURIR (Britannia : We Who Are about to Die), édité chez Valiant aux USA et chez Bliss en France
COMME CHIEN et CHAT (Puppy Versus Kitten), édité chez Hodder & Stoughton en Angleterre et chez Hachette en France
CORALINE, édité chez Harper Collins aux USA et chez Delcourt en France
LOCKE & KEY intégrale 4, édité chez IDW Publishing aux USA et chez Hi Comics en France (déjà chroniqué lorsque l'éditeur s'appelait Milady Graphics)
MOI, CE QUE J'AIME, C'EST LES MONSTRES (My Favorite Thing Is Monsters), édité chez Fantagraphics aux USA et chez Monsieur Toussaint Louverture en France
PAUVRE SIDNEY (I'm not Okay with This), édité chez Fantagraphics aux USA et chez L'Employé du Moi en France
RUBIS et sa CLIQUE tome 2 (Red's Planet), édité chez Harry N. Abrams aux USA et chez Rue de Sèvres en France
les SIMPSON tome 37 (Simpsons Comics), édité chez Bongo aux USA et chez Jungle en France
WALLACE l'INTREPIDE (Wallace the Brave), édité chez Andrew McMeel aux USA et chez Jungle en France
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